‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 7 sur 73 · PR · texte numérisé non relu

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D'autres ont seulement voulu dire, par là, que

C'était /a prédisposition à l’anéprysme qui était

congénitale. On sait que quelques auteurs ont appliqué cette notion à la pathogénie des anévrysmes en général, comme nous le verrons plus loin. Mais plusieurs n’ont eu en vue que des variétés bien spéciales, et c'est de celles-ci seulement que nous devons parler ici. ;

Tel est l'anévrysme congénital d'Eppinger (r). Cet auteur désigne ainsi une lésion évidemment tout à fait particulière; il spécifie bien, d’ailleurs, qu'il n'entend pas dire qu'elle existe de naissance (ange-

borenen), mais seulement que sa production repose

« sur une débilité congénitale (congenitale) de la couche élastique ». Cette épithète ne marque donc en somme, rien autre qu'une hypothèse pathogénique, etilest nécessaire de préciser les caractères anatomiques et cliniques assignés par cet auteur à cette variété d’anévrysme.

L'anévrysme congénital d' bise (2) présente les particularités suivantes : apparition chez des sujets jeunes ; multiplicité constante ; petit volume de ces anévrysmes dont quelques-uns ne sont parfois visibles qu'au microscope ; siège exclusif sur des

après la naissance, ce canal se ferme par contracture de sa couche musculaire et que l’oblitération anatomique n’a lieu que secondairement.

(1) EpriNGer. — Pathogenesis der Aneurysma (Arch. für Klin. Chirurgie, 1887).

(2) Synonymes : Périartérite noueuse, de Kussmaul-Maier; anévrysmes multiples des moyennes et petites artères, de P. Meyer.

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artères petites ou très petites, avec prédilection pour

les points de bifurcation des artères. Le plus sou-

vent, on les trouve à la fois sur les petites branches de tous les systèmes artériels : cœur, mésentère, poumons, cerveau, membres, etc. ; mais leurs lieux d'élection sont les coronaires et les artères mésentériques. Cette maladie est, d’ailleurs, très rare et l'auteur base son étude sur des pièces de deux cas qui lui furent transmises par Île professeur Kundrat ; l’un des deux cas avait, d’ailleurs, été déjà publié par Rokitansky. Dans la littérature, il n’en trouve qu'une sixaine de cas (1) ; il y en a peu eu de publiés depuis.

Il est certain qu'il s’agit, là, d'un type morbide bien particulier.

Presque tous les auteurs y ont vu le résultat d'un processus inflammatoire. Kussmaul et Maier font débuter la lésion par l’adventice : celle-ci est le siège d'infiltration et présente de petits « nodules fibreux, d'où le nom de périartérite noueuse ». IÎs pensent que cette périartérite aiguë est d'origine syphili-

(1) Ge sont les cas de : Rokitansky (Ueber einige der Wichtigsten Erkrankungen der arterien, Wien, 1852), S. Gee (Anevrysmus of coronary arteries in a boy, (St-Barthol. Hosp. Reports VID ; Thompson (Clinical lecture on a case of multiple anevrysmus in the heart, the lungs, etc., Med. Times and Gazet, 1877); P. Meyer (Ueber Periarteriitis nodosa oder multiple aneurysmen der mittleren und kleineren arterien, Virchow's Archiv., Bd 74) ; Kussmaul und Maier (Periarteriitis nodosa : Arch. f. Klin Medicin, Bd I), Weichselbaum und Chvostek (A//3. Wiener medic. Zeitung, 1877).

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