‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 67 sur 73 · CAS XIII · texte numérisé non relu

CAS XIII

D.... 73 ans, salle Sainte-Elisabeth; mort, le 21 décembre 1899, d'une pneumonie.

Aorte descendante très volumineuse; pas de collet; on.

voit plusieurs saillies extérieures arrondies, remplies par des caillots; à l'intérieur du vaisseau, ces dilatations ne sont

guère appréciables, car la tunique interne continue son

chemin, ne présentant, généralement, à ce niveau, que quelques pertuis ou quelques fentes. D'une manière générale, dans toute cette portion dilatée, il y a d’abondants foyers athéromateux; la surface a une épaisse couche de fibrine; souvent celle-ci s'enfonce dans des fentes de la tunique interne et va s’infiltrer sur une plus ou moins grande étendue dans l'épaisseur de ces tuniques.

L'examen microscopique montre, outre l'athérome, que, dans de très nombreux points de la vaste dilatation, les tuniques sont infiltrées et dissociées par le sang. Quant aux saillies indiquées, on voit qu’à ce niveau on a un petit hématome péri-artériel, situé en dehors de l’adventice interrompue en ce point; l'intime et, parfois, la moyenne, continuent leur chemin, ou ne présentent que de courtes interruptions.

En résumé: dilatation diffuse très notable de

l'aorte descendante, avec altérations athéromateuses

intenses. Il y a deux particularités à signaler. La membrane interne est souvent décollée ou même détruité par des infiltrations sanguines plusou moins étendues qui intéressent parfois aussi la moyenne; nous pensons que cette destruction particulière des tuniques, qui atteignait une étendue souvent très considérable, n’a pas été étrangère à la production de cette dilatation diffuse que nous n'avons jamais rencontrée dans l’artério-sclérose vulgaire à un degré si considérable (1). /

(r) Cela pourrait constituer un type spécial d’anévrysme fusiforme.

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