CONCLUSIONS
On décrit sous le nom d'anévrysmes spontanés des lésions de divers ordres (anévrysme embolique, anévrysme par arrosion, etc.) qui doivent être étudiées chacune pour leur propre compte. Nous avons pris comme unique objet de nos pécherehes les ARTS mes spontanés de l aorte.
A la suite de l'examen, d’une part des diverses parties d’un assez grand nombre d’anévrysmes, de dilatations fusiformes, de bosselures; d'autre part d'un certain nombre d’aortes atteintes de lésions diverses (athérome, syphilis, déchirure) : nous sommes arrivés aux conclusions suivantes :
A. — L'anévrysme sacciforme habituel de l'aorte ayant son siège d'élection dans l'aorte ascendante et la crosse, constitue une lésion toujours semblable à elle-même par ses principaux caractères anatomiques et doit probablement aussi relever d’une Die génie univoque.
0 Au point de vue anatomique, dans tous les anévrysmes sacciformes, il y a, au collet (au moins
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en la plupart des points de celui-ci), une interruption complète de la moyenne. L’interruption n'est pas
d'ailleursdéfinitive, et l'on voit immédiatementréapparaître quelques fragments de moyenne qu'on peut parfois retrouver encore très loin dans la paroi du
sac; ces fragments de moyenne situés dans le sac sont généralement en voie de destruction. L’inter-
ruption de la moyenne au collet est occupée par un amas de tissu de granulation ou une plaque de tissu conjonctif. L’intime présente toujours exactement au niveau du collet un épaississement très notable, riche en cellules, et qui apparaît formé principalement ou même exclusivement aux dépens de ses couches superficielles. Il s'agit en somme d’une plaque gélatiniforme ; la délimitation de celle-ci est souvent marquée par une ligne que quelques-uns ont à tort considéré comme indiquant une déchirure de lintime. Cette intime ainsi modifiée se continue dans la paroi du sac, parfois dans tout celui-ci, d’autres fois seulement sur un certain trajet Ou bien elle disparaît brusquement, ou bien la disparition est graduelle. La disparition de l'intime devient forcée quand l’anévrysme augmente suffisamment de volume. L’adventice, enflammée et épaissie, ne nous a jamais paru interrompue au niveau du collet. Mais elle manque souvent naturellement dans la poche des grands ané- .vrysmes devenus faux,et le caillot est alors au contact immédiat du tissu ambiant (osseux, musculaire, etc.).
2°) La pathogénie comprend deux points :
a). Pour ce qui est de l’évolution anatomique, la
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