‹ Sur l'Anatomie Pathologique et la Pathogénie des Anévrysmes Spontanés de l'AorteChapitre 70 sur 73 · AT · texte numérisé non relu

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continuité des tuniques dans l'aorte et dans le sac,

| et surtout l'existence habituelle d'ilots de moyenne

dans la paroi de ce dernier, montrent qu'il ya eu un refoulement de la paroi aortique, et non une ulcération ou une déchirure. Les lésions profondes des trois tuniques, et surtout de la moyenne, au niveau du collet, expliquent pourquoi la paroi a cédé en ce point. | +

b). Quant à la cause première, la constance des ne. lésions inflammatoires et leurs caractères assez Spé- “4 ciaux montrent qu’elles sont la cause de la dilatation ; | nous rejetons toutes les théories autorisant la formation d’anévrysmes sur des aortes saines; les causes mécaniques invoquées (efforts etc.) ne peuvent être 2 considérées que comme des circonstances occasion- »__ nantla dilatation de la région malade. L’étiologie et É- l'anatomie pathologique montrent qu'il n2 peut s'agir de l’athérome vulgaire, non plus que de l'alcoolisme, l’impaludisme, etc. Elles prouvent au contraire l'origine syphilitique. Pour nous, ces anévrysmes sont E- amenés directement par leslésions de l’aortite syphi- 7 - litique. :

B. — Les mêmes conclusions doivent probablement convenir à ces anévrysmes fusiformes munis de deux collets complets, car iln'y a pas entre eux et les précédents de différences essentielles.

O2 décrit aussi sous ce nom des dilatations mal limitées et sans collet, que d’autres appellent artériectasies ; il est probable qu’on y rassemble des faits divers, car il n’y a pas de limite catégorique entre

une aorte athéromateuse lépèrement dilatée et une

dilatation diffuse intense. Nous croyons que ces dila-

tations considérables relèvent (au moins pour la plu-

part) également de la syphilis aortique.

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