‹ Sur l'écran de rêve, 1892-1896Chapitre 12 sur 18 · MARINE · texte numérisé non relu

MARINE

Te souviens-tu de la musique de la mer Qui berçait notre amour de sa voix langoureuse ? Je lisais dans tes yeux aimants ta joie heureuse. Et la senteur des flots bleuis embaumait l'air.

Courant parmi les vieux rochers algueux et bruns. La vague jaillissait en gerbes de lumière. Dans le chemin glissant, tu marchais la première. Levant ta jupe claire et riant des embruns.

La mer immense au loin s'ensoleillait, des voiles Glissaient à l'horizon comme un vol d'ailes blanches. Et nous partions tous deux sous la fraîcheur des branches Pour ne rentrer que dans le soir empli d'étoiles.

VERS L'OUBL

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