‹ Sur l'écran de rêve, 1892-1896Chapitre 8 sur 18 · SPHYNX · texte numérisé non relu

SPHYNX

Ni d'aubre. ni d'oumbro. ni d'amo.

Mistral.

Au seuil des sables roux aux vagues de lumière. Dressant vers l'infini son éternel regard. Le sphynx rêve, pensif, et sur son nez camard Les flamants roses font leur halte coutumière.

Le maigre chapelet de quelque caravane

Se profile, égrené vers l'horizon brumeux.

Pas un cri, pas un pas dans la plaine, où se meut

L'ombre du vol berceur d'un grand aigle qui plane.

Un dieu s'est endormi dans ses griffes de pierre, Des peuples ont passé dont il est le tombeau. Les oiseaux ont bâti leurs nids sous sa pau;

Mystérieux gardien des portes de l'Espace, Il sourit, du sourire impérieux et beau De l'Immortalité devant tout ce qui passe.

Poèmes

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