‹ Sur l'écriture hiéroglyphique egyptienne. Fragment de l'écloge historique du Dr. Thomas Young, lu à l'Académie des Sciences dans sa séance publique du mois de novembre 1832Chapitre 3 sur 3 · LUMIÈRE · texte numérisé non relu

LUMIÈRE

n’aurait pu reposer que sur des lectures qui n’ont pas été faites, qui n’ont pas pu l’être.

Faute de connaître la composition de la lumière blanche , Ilooke n’avait pas une idée exacte de la nature des interférences, comme Young de son coté, se trompait sur une prétendue valeur syllabique ou dissyllabique des hiéroglyphes.

Young, d’un consentement unanime, est considéré comme l’auteur de la théorie des interférences • dès-lors, par une conséquence qui me paraît inévitable, Cliampollion doit être regardé comme l’auteur de la découverte des hiéroglyphes.

Je regrette de n’avoir pas songé plus tôt à ce rapprochement. Si de son vivant Young eût été placé dans l’alternative d’être le créateur de la doctrine des interférences, en laissant les hiéroglyphes à Champollion, ou de garder les hiéroglyphes , en abandonnant à Hooke l'ingénieuse théorie optique, je ne doute pas qu’il ne se fût empressé de reconnaître les titres de notre illustre compatriote. Au surplus , il lui serait resté , ce que personne ne pourra lui contester, le droit de figurer dans l’histoire de la mémorable découverte des hiéroglyphes , comme Kepler, Borelli , Hooke et Wren figurent dans l’histoire de la gravitation universelle.

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