‹ Sur l'emploi de désinences caractéristiques dans les dénominations des groupes établis pour les classification zoologiquesChapitre 3 sur 4 · POUU LES CLASSIFICATIONS ZOOLOGIQUES · texte numérisé non relu

POUU LES CLASSIFICATIONS ZOOLOGIQUES

vée, mais étendue, clans la mesure du possible, aux noms de catégories plus importantes.

C’est ainsi que j’approuve tout à tait des noms tels que ceux que Konow (1) a choisis pour les nouvelles divisions qu’il propose pour Tordre des Hyménoptères. On sait que la division de ce groupe, en Aculeata et Terebrantia , basée sur des différences secondaires de l’armure génitale, n’est pas très rationnelle. Konow propose de diviser l’ordre en 3 sousordres qu’il appelle :

Tenthredonidea, Ichneumonidea et Vespoidea.

Ces noms montrent immédiatement, sans qu’il soit besoin d’autre explication, que les types de ces 3 nouveaux sousordres sont les familles des

Tenthredinidae, Ichneumonidae et Vespidae, qui, *elles-mêmes, ont pour types les genres

Tenthredo, Ichneumon et Vespa.

Tout naturaliste connaît ces 3 genres et a, immédiatement, une donnée bien plus précise surJa constitution des nouveaux sous-ordres que si on leur donnait des noms tels que :

C halastrogastra, Trisiega et Monotrocha , qui font allusion à des caractères dont l’importance et la constance peuvent être plus ou moins contestables.

Cotte conservation du radical se rencontre déjà parmi les noms actuellement employés dans la série des groupes auxquels appartient le genre Echinus :

Genre

Sous-famille des Famille des Sous-ordre des Classe des

Embranchement des

Echin us.

Echin inae.

Echin idae.

Echin ideae.

Echin oidea.

Echin oder mata.

Il est tout naturel que les nomenclateurs cherchent à n’employer que des termes corrects au point de vue philologique, mais, en réalité, la série des noms actuellement usités con-

(1) Konow Fr. W., Zur Systematik der Hymenopteren. Entomologische Nachrichten, an 23, p. 148, Berlin, 1897.

10 sur l’emploi de désinences caractéristiques

tient un bon nombre de fautes (1). Au point de vue purement zoologique, cela n’a pas, au fond, une bien grande importance, tandis qu’il y aurait de grands avantages à avoir des désinences fixes et caractéristiques.

La convention de faire de la plupart des noms de groupes élevés, des mots neutres pluriels ; des noms de familles, des mots masculins pluriels ; des noms de sous-familles, des mots féminins pluriels ; des noms de genres, des mots de tous les genres, est-elle bien justifiée et surtout bien utile ? N’est-il pas regrettable que l’on ne puisse faire de tous ces noms de groupes des noms uniformément neutres ou, mieux, uniformément masculins'?

Supposons, pour donner un exemple, d’ailleurs théorique et irréalisable, de l’emploi de désinences caractéristiques de tous les groupes, y compris le genre et le sous-genre, que l’on emploie des désinences prises au hasard, telles que adus, adinus... us, eus , on aurait, pour la série des groupes comprenant un genre typique Eehinus , les dénominations caractéristiques ;

Classe

des

Echin

adi .

Sous-classe

adini.

edi:

edini.

Ordre

idi. ’

Sous-ordre 1

idini.

Tribu

odi.

Sous-tribu

odini.

Famille

udt.

Sous-famille

udini.

Genre

Sous-genre

ei.

Espèce

us esculentus.

Une combinaison quelconque qui permettrait ainsi de reconnaître, à première vue, s’il s’agit d’un ordre ou d’une famille, d’un genre ou d’un sous-genre, constituerait, certainement, un système d’un usage bien commode.

(1) Voir Pfefïer Georg, Die Bezeichnungen für die hbher en System atischen Kategorien in der Zoologie. Jahrb der Ilamburg. ^ssenschaftl. Anstalten, t. vu, 1890.

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