‹ Sur l'emploi des alcools méthylique et éthylique comme carburantsChapitre 11 sur 49 · MODE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

MODE OPÉRATOIRE

a: Description de l'appareil.

L'appareil destiné à cette étude devait permettre de produire un mélange d’air carburé de composition connue, de le brûler, en présence des métaux et de doser les produits formés par la combustion.

Le dispositif réalisé comporte en principe trois parties : un carburateur, une chambre de combustion et un système de condensation des produits formés.

On envoie dans un carburateur un courant d’air produit par une trompe à eau disposée en soufllante. La pression de l’eau dans la conduite est à peu près régulière de sorte que le débit d'air produit est sensiblement constant. Nous avons choisi ce dispositif de préférence à un gazomètre par exemple, parce qu'il nous permet d’avoir un courant d’air uniforme et d’en régler la vitesse; de plus le volume d’air dont on dispose est illimité,

L'air, après avoir été mesuré dans un compteur à gaz, est séché sur de la ponce sulfurique et débarrassé de son CO? sur de la potasse en morceaux. On ne peut employer ces deux produits à l’état liquide ou en solution parce qu'on ne peut produire un barbotage. Un tel procédé donnerait un courant d’air pulsatoire

PE En

pe et la flamme n’étant plus alimentée d’une façon régulière s’étein-

5 > : 3 . air drait ou bien la combustion serait différente, le rapport —=——

ayant varié.

= p' Le Là f L4 L'air passe dans un compteur à gaz qui a été réglé au préalable. : : ; ge On peut apprécier facilement 0.1 litre; la consommation d’air

Robinet pointeau

Arrivée de l'air

Bain d'hurle

étant en moyenne de 40 litres par essais, l'erreur est de 1 p. 400. Ensuite l’air arrive au carburateur.

Celui-ci est constitué par un petit récipient en verre Pyrex d’une contenance de 2 5 centimètres cubes. I est muni d’untube d’adduction d’air qui pénètre à l’intérieur jusqu’au centre de la partie inférieure (fig. 10) de façon que l'air soit obligé de traverser toute la masse de vapeurs qui emplit le vase. Le col assez allongé est d’une largeur suffisante pour laisser passer la partie inférieure d’un robinet pointeau, lequel est surmonté d’une burette graduée. L'alcool est placé dans cette burette et on en règle le débit au moyen du pointeau. Il y a avantage à se munir d’une pointe-

mc

compte-poutte suflisamment fine pour avoir des gouttes petites. IL est préférable d'obtenir pour un même volume d’alcool un nombre de gouttes assez grand pour que leur évaporation produise un courant de vapeur régulier.

Le carburateur est plongé dans un bain d’huile dont la température est telle que l’évaporation des gouttes produise un courant de vapeur régulier, ce que l’on constate par l'aspect de la flamme. À

Pour que le mélange d’air carburé ait une composition constante 1l faut d’abord régler le courant d’air et l'écoulement de l'alcool puis la température d’évaporation.

Le mélange, ainsi préparé, est rendu plus intime, par brassage dans un flacon rempli de billes en verre, à travers lequel il passe. Ce récipient est chauffé par un bain d’huiïle pour éviter les condensations. Deux autres avantages s’ajoutent encore au rôle de ce flacon : par sa capacité il forme volant et atténue ainsi les petites variations de composition du mélange combustible. Enfin il arrête la combustion lors des retours de flamme qui peuvent se produire et qui finiraient par faire sauter le carburateur comme le fait s’est produit plusieurs fois avant d’utiliser ce dispositif.

Le mélange homogène est brûlé dans une boule en verre Pyrex munie d’un tube d’évacuation. La flamme se produit à l'extrémité d’un tube de verre de 4 millimètres de diamètre.

Cette boule est d’un diamètre assez grand pour éviter l’action des parois, elle est plongée dans un bain d'huile porté à 105 degrés. On maintient la température à plus de 100 degrés de façon à éviter une condensation même partielle des produits de combustion. Ceux-ci sont introduits dans un four électrique où se trouvent les métaux. Le four est constitué par un tube de quartz de 29 millimètres de diamètre et 25 centimètres de longueur. I est chauflé par une résistance en fil michrome et calorifugé par 2 briques réfractaires. On peut atteindre une température de 900 degrés.

Afin de connaître la température exacte à laquelle les métaux ont été portés, nous avons déterminé la répartition de la température suivant la longueur du four avant chaque série d’essais. Une zone plus chaude existe vers le milieu du tube. Elle peut dépasser de 20 à 8o degrés la température déterminée par le couple, suivant le degré auquel le four est porté, l'écart étant d’autant plus grand que le chauffage est plus poussé,

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