‹ Sur l'emploi des alcools méthylique et éthylique comme carburantsChapitre 14 sur 49 · RÉSULTATS DES ESSAIS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DES ESSAIS

a. Air carburé sans comhustin.

Nous avons fait passer de l’air carburé par les alcools dans le dispositif décrit ci-dessus.

Les températures auxquelles ce mélange a été soumis successivement ont été 200-300-400-500-600°. Nous avons dû à partir de 600°, porter la quantité de combustible au-dessus de la limite supérieure d’inflammabilité pour éviter l’auto-inflammation.

Les essais ont été conduits de la façon suivante : on a brûlé un même nombre de centimètres cubes d’alcool. La durée de l'essai a été la même pour une série d'expériences et on a réglé

FEpAL (Lee #4 carburant . :

le débit d’air pour que le rapport nn soit compris entre

les limites d’inflammabilité. Nous n’avons pu opérer avecun mélange d’une composition rigoureusement constante et voisine des limites. Ceci n’a pas une extrême importance, pour les raisons

suivantes : Des expériences ont montré que la différence entre carburant

des essais faits avec un rapport oi variable était faible, d'autre part des expériences de corrosion ont été effectuées avec une teneur de 1 p. 100 d’aldéhyde et 1 p. 100 d’acide acétique, dans les gaz ces teneurs ne se rencontrent jamais n1 dans les combustions des alcools ni sous l’action de la chaleur seule sur l'air carburé.

Les corrosions produites par ce mélange artificiel ne se distinguent pas des autres. Ces remarques ne sont peut-être pas vraies au voisinage immédiat des limites d’inflammabilité mais notre appareil ne nous a pas permis d’eflectuer d'essais dans de telles conditions.

En pratique nous nous sommes efforcés de maintenir notre mélange entre la composition de combustion théorique et le mé-

lange de composition moyenne entré les limites, c’est-à-dire qu'il y a toujours un léger excès d’air. Ainsi nous pouvons dire que la composition centésimale du mélange en alcool a peu influencé la quantité d’aldéhyde et d'acide. Le degré d’oxydation des alcools . a été produit surtout par action de la chaleur, et non par la quantité d'air présent, puisque celle-ci aurait toujours été suffisante pour provoquer une oxydation complète.

Nous avons opéré avec CH* OH, CH5 OH, 50 p. 100 CHSOH + 5o p. 100 CHFOH, CHSOH + 40 p. 100 eau, — CH5 OH + Ao p. 100 eau.

Les produits obtenus du mélange des deux alcools n’ont été dosés en détail qu’à partir de 400 degrés, température pour laquelle leur quantité est suflisante.

Nous donnons ci-dessus le détail de l’une de ces analyses T. 440 degrés :

Alcool (50 p. 100 CH*OH + 50 p. 100 CHSOH) : 10 em°. Air : 35 litres.

Acidité totale : 4 cm° NaOH — à.

Aldéhyde : 226,3 em° 12.

Le dosage des alcools par la méthode de Berl et Ranis donne : 3,3 gr de C’HSOH, 3,0 gr. de CH*OH.

Il s’est donc décomposé :

k—2—1,7 gr. GHSOH, kL— 3—:1 gr. CHOH.

: | s acétaldéhyde éthanoïque En supposant que les rapports de fre rase CHSOH décomposé ei die à 0 GHOH décompose” © *° "4 CITE à 0:

On trouve 0,084 gr. HCHO et 0,213 gr. CH*CHO, au total 0,297 gr. d'aldéhydes qui proviennent de l'action de la chaleur sur 8 grammes d'alcool, soit donc 3,71 p. 100. Un calcul analogue pour les acides conduit aux résultats suivants :

sont proportionnels à

CHUOOM Eee 0,0145 gr.

HGOOR RES re 0,0069 gr.

Page 1