‹ Sur l'emploi des alcools méthylique et éthylique comme carburantsChapitre 4 sur 49 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La consommation formidable d’essence que nécessite le nombre croissant des véhicules automobiles et le développement de l’aviation a déterminé les pouvoirs publics, par l’organisme de l’Oflice national des Combustibles liquides et quelques entreprises privées, à tenter de remplacer ce combustible coûteux. Les carburants, dits de remplacement, préconisés sont essayés chaque année dans un rallye. Les résultats obtenus prouvent que les solutions sont près d'atteindre le but.

Parmi les combustibles utilisés durant ces manifestations, un des

lus importants est le groupe des carburants alcooliques.

L'alcool éthylique, auquel on a songé d’abord, a été reconnu depuis longtemps comme un carburant de valeur. Bien que son pouvoir calorifique soit seulement les 2/3 de celui de l'essence, on ne constate pas, dans les moteurs, une perte de puissance correspondante. Ceci vient du fait que la molécule d'alcool contient déjà de l’oxygène, il lui faut donc moins d’air pour brûler, il s’ensuit .que le pouvoir calorifique de la cylindrée d'alcool est très voisin de celui de la cylindrée d’essence. D'autre part, le rendement d’un moteur augmente avec la compression, or l'alcool permet un taux supérieur à 8,5 alors qu'avec l'essence on ne dépasse guère 4,8. Fe plus, le moteur à alcool utilise mieux les calories que le moteur à essence. Voulant profiter de tous ces avantages, la loi du 3 1 mai 1923 a institué le «carburant national » qui est un mélange à 50 p. 100 d'essence et 50 p. 100 d’alcool absolu. L'emploi de ce combustible n’a pas présenté de désavantage. Si son usage ne s’est pas généralisé c’est que le marché n’a pas été suffisamment approvisionné ; sa préparation exigeait des quantités d’alcools supérieures à notre production du moment. Nous ne disposions en ,1 926 que de 24.000 T. d’alcool de carburation et notre consommation d’essence s’est élevée cette annéelà à 1.100.000 T. Enfin, son prix n’est pas suffisamment bas pour déterminer l’habitué à l'essence à changer de combustible. Cependant de gros efforts sont faits pour développer la fabrication de l'alcool en France et aux colonies (1). Si le prix pouvait en

(1) Mission Fauque envoyée par l'Office national des Combustibles liquides en 1926 en Afrique du nord et en 1927 au Sénégal.

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