HAN
Ces chiffres ont été reportés sur le graphique n° 4. Toutes ces courbes ont un minimum d'alcool pour les mélanges contenant de 20 à 30 p. 100 d’eau.
Il est intéressant de remarquer que les mélanges brülent avec des quantités de combustibles moindres que la limite inférieure de l'alcool pur considéré. Ainsi pour l'alcool éthylique le minimum a lieu pour les mélanges à 25-27 p. 100 d’eau. Il est de 0.07»,
donc plus petit de 0.008, à la limite inférieure de l'alcool pur
à 100°, soit X 100 — 11 p. 100 en moins.
Le minimum pour lalcool méthylique se trouve vers 17- 15 p. 100 d’eau sa valeur 0.0 1 7 soit une diminution de 19 p. 100 par rapport au méthanol, quant au mélange à 50 p- 100 des deux alcools le minimum est à 24 p. 100 d’eau sa valeur atteint 0.079 soit une diminution de 20 p. 100.
Est-1l permis de tirer des déductions d'ordre pratique de ces résultats ? Au point de vue emploi dans les moteurs ces mélanges sont-ils intéressants ? Conduiraient-ils à une diminution de consommation proportionnelle à celle de la limite d’inflammabilité ? En d’autres termes doit-on préconiser les mélanges d’alcools à 22 p. 100 d’eau ?
Il est difficile de déterminer la consommation d’un moteur d’après la limite d’inflammabilité du carburant. On se base en général sur le pouvoir calorique. Or si l’on se place uniquement à ce point de vue il est évident qu’un litre d’alcool à 20 p. 100 d’eau dégage moins de calories qu’un litre d’alcool pur. Mais on sait que le pouvoir calorifique n’est pas suffisant pour déterminer le rendement d’un combustible dans un moteur. L'utilisation de ces calories joue un rôle important. On ne peut introduire dans un cylindre des explosifs ou des mélanges détonnants qui dégagent un grand nombre de calories par leur explosion. L’adjonction d’eau rend les combustions beaucoup moins vives.
Des essais de rendement sur moteur pourraient seuls éclairer la question.
JOB TEE