‹ Sur l'emploi des alcools méthylique et éthylique comme carburantsChapitre 7 sur 49 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

INFLUENCE DE L'EAU SUR LES LIMITES D'INFLAMMARILITÉ DES MÉLANGES MÉTRANOL-ÉTHANOL.

4 Mode opératoire.

Les alcools du commerce renferment des quantités d’eau plus ou moins importantes; 1l importait de déterminer l'influence de l'eau sur les limites d’inflammabilité des deux alcools.

Nous avons d’abord songé à nous servir de l’appareil employé déjà pour la détermination des limites des alcools. Nous avons obtenu de bons résultats avec des alcools contenant moins de Ao p. 100 d’eau. À partir de cette teneur des quantités importantes de vapeur se condensaient sur le couvercle. L'appareil ne peut être immergé dans le bain-marie puisqu'il faut l’ouvrir pour introduire le liquide et pour provoquer l’inflammation.

Nous avons été amerié à modifier notre appareil et à adopter le dispositif suivant :

Le récipient cylindrique en tôle a été remplacé par un vase de 2 litres en verre. Nous avons choisi un bocal à conserve système auto-vacuum, mumi d’une rondelle de caoutchouc et d’un ressort sur le couvercle. Le verre de ce vase est résistant et peut supporter les élévations brusques de température produites par les combustions. L’étanchéité est bonne grâce à la rondelle de caoutchouc et au ressort. Le couvercle a été percé de deux trous lun de 2,5 em. de diamètre pour l’introduction du liquide, l’autre de 1,9 cm. pour le thermomètre.

Ce récipient est placé dans une étuve électrique (fig. 2) dont la face supérieure est percée de 2 trous correspondants aux deux orifices du couvercle du bocal. Il nous a été possible ainsi de porter l’ensemble y compris le couvercle à 103-105°. Cette température nous à été imposée par la nécessité d'opérer une évaporation assez rapide des mélanges à 80 p. 100 d’eau et d’éviter la condensation d’une quantité aussi importante d’eau; cette quantité peut en effet dépasser 1 em°. par essai.

ml) 0 Li

Nous avons pu vérifier que la nature des parois n'intervenait pas (1). Nous avons trouvé les mêmes valeurs dans le récipient en verre que dans le cylindre en tôle.

La limite inférieure se détermine avec une grande précision mais il n’en est pas de même pour la limite supérieure. Surtout

Agitateur Ressort

Thermomètre

Amiante

Millivoltmétre

avec les mélanges riches en eau, l’inflammation devient plus molle assez longtemps avant qu’on ait atteint la limite. La flamme se propage lentement, la combustion n’est pas nette, de sorte qu'il devient très difheile de distinguer exactement cette limite. Nos chiffres ne sont pas très concordants, nous ne donnerons que les résultats concernant la limite inférieure.

b. Résultats.

À 105° la limite inférieure de l’alcool méthylique devient 0.124 et celle de l'alcool éthylique 0.073. Nous avons opéré avec les mélanges liquides suivants : méthanol-eau-éthanol; méthanoleau; éthanol-eau.

5 C’HSOH ° :

EAU. c'H°on. CH: ou 5a lo CH°OH.

DR PO Ts hs 0,073 0,098 0,194 GORE GEO EUR 0,08 0,109 0,130 LOT EN TE 0,119 0,190 0,200 QD FER RE 0,208 0,265 0,419

Re NUS 0,575 0,705 0,999

(1) Le Cuarerën, loc. cit.

4 Ke

L'an ee Au delà de 80 p. 100 ïl devient difficile de provoquer l’inflam-

mation et vers 85 p. 100 c’est pratiquement impossible. Si nous portons en ordonnée les limites et en abscisse les p. 100 d’eau, nous obtenons un réseau de courbes (fig. 3) ayant toutes

Influence de l’eau sur les limites d’inflammabilité.

cmi litre air 1.00 VU # 0.50 .

No #7 0.40 Hour 4 = : SLR CADET ue see © 0.20 D 0.10 ) ht 1 L 2 Are. ess 0 20 #0 60 80 % Alcools purs H20

Fic. 3.

la même allure. Dans le réseau la courbe représentative du mélange à 5o p. 100 des deux alcools ne se trouve pas à une égale distance des courbes de chacun des alcools, mais plus près de la courbe de l’éthanol, cette particularité traduit l'influence de l’éthanol dans le mélange, cette influence est due à une plus grande facilité de combustion, c’est-à-dire que dans un mélange des deux alcools

= 19 La

et d’eau l’éthanol brûle plus facilement que le méthanol, L’eau en réduisant la vigueur de la combustion, c’est-à-dire la vitesse de l'oxydation, fait que l’oxygène de l'air se porte d’abord sur l’élément le plus oxydable qui est l'alcool éthylique.

De l’examen de ces courbes 1l résulte que l’action de l’eau est assez peu sensible au-dessous de 10 à 19 p. 100, mais son action augmente rapidement pour devenir considérable vers 85 p. 100.

Nous faisons remarquer que les courbes ne se prolongent pas à l'infini pour les teneurs en eau supérieures à 85 p. 100. Bien

mi Na ; ; ne ve Quantilés de combustible contenu dans les mélanges

alcool-eau à leur limite inférieure d’inflammabilité.

0 20 £0 60 80 H2 0 FiG. 4.

que nous n’ayons pas pu déterminer avec précision (pour des raisons que nous avons exposées) les limites supérieures du système alcool-eau, nous pensons que les courbes représentatives de ces limites rencontrent les courbes des limites inférieures et déterminent une zone d’inflammabilité. D’après les mesures les plus précises effectuées sur la limite supérieure nous avons tracé en pointillé les deux courbes de la figure 3, à titre indicatif puisque nous ne pouvons certifier la valeur exacte des résultats. Nous pouvons toutefois garantir l'allure de ces deux courbes et dire qu'elles recoupent les courbes des limites inférieures pour les teneurs voisines de 85 p. 100 d’eau.

Nous donnons ci-après les quantités d’alcools purs contenues

dans les mélanges étudiés à leurs limites d’inflammabilité.

re CH 0 EAU. cn°on. C'HSOH | 9 Ô lat Caron:

En BA Loibr 0,07 0,008 0,12 DO NET TA TERRES 0,064 0,08 0,108 A0 be ER CNE RE 0,069 0,093 0,123 00: = Le Le ÉNRENEr 0,089 0,106 0.139

SO ME AN Re. CUS 0,110 0,153 0,19

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