HISTORIQUE
La quesiion des causes de la présentation du siège est inséparable de celle, plus vaste, des présentations en général. Les chercheurs se sont demandés d’abord les causes de l'extrême fréquence des présentations du sommet, celles des présentations moins fréquentes, dites vicieuses, en devaient découler logiquement. Nous verrons, dans cet historique, que, si l'étude de l’anatomie a amené un peu plus de clarté dans la question, c’est surtout à la diffusion de la méthode du palper obstétrical, avec le perfectionnement qu'’elle a apporté dans la connaissance des rapports topographiques entre la cavité utérine et son contenu, qui a permis une conception juste des lois qui régissent ces rapports. Le palper abdominal a sans doute été pratiqué de tout temps, mais sans méthode, et son but n’était pas de diagnostiquer la situation du fœtus,
mais seulement d'apprécier le degré de développement de l'utérus gravide, pour en déduire l'époque présumée de l’accouchement. Mercurius Scipio en 1601, Dionis en 1721, Rœæderer, en font mention. Mais c'est Wigand qui dans un ouvrage publié en 1820, a syslémalisé celle méthode au point de vue de l'exploration du contenu utérin. Stoltz en 1829, Mattéi en 1855 et surtout, en France, M. le professeur Pinard en 1878, vulgarisèrent la méthode du palper abdominal. En somme, la pratique suivie et méthodique du palper abdominal date de Na du TRAITÉ: DU PALPER.
Les anciens auteurs se faisaient des rapports ainsi que de l'attitude du produit de conception dans lutérus, une idée absolument arbitraire et fantaisiste. Témoins les dessins qui ont trait aux présentations de l'enfant dans l'ouvrage de Moschion, disciple de Soranus, qui vécut probablement au temps d’Adrien (117-138 de notre ère) (1) ou encore ceux d'Eucharius Rôslin dans son livre : LE JARDIN pes ROSES DES FEM- MES ENCEINTES ET DES SAGES-FEMMES (2) publié en 1913. Ceci s'explique par ce que les anciens auteurs étaient privés, non seulement de données topographiques précises, mais encore d’une observation fréquente, puisque la presque totalité des accouchements était alors l'apanage exclusif des matrones,.
(1) Cf. SréBorn, Histoire de l'Obstétricie, Traduction Herrgott, 4891, Tome I, page 160 et suivantes (2) Ibid, Tome II, page 13 et suivantes.