‹ Sur l'étiologie traumatique de la tuberculoseChapitre 11 sur 15 · TES · texte numérisé non relu

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va évoluer. Les auteurs du siècle dernier pensaient que l’hémoptysie traumatique était, en quelque sorte, la cause, ou tout au moins, l'intermédiaire entre la blessure pulmonaire et la phtisie (QUÉHEN).

Aujourd’hui, une telle conception n’est plus admissible et d’une façon générale on admet que dans ces cas l’hémoptysie était la conséquence de la blessure d’un poumon tuberculeux. Notre observation N° 1, où l’interrogatoire minutieux a pu déceler une hémoptysie antérieure au traumatisme, témoigne en faveur de l’opinion actuelle.

Dans d’autres cas, le traumatisme est suivi de manifestations pneumoniques qui se révèlent tuberculeuses. D’après STERN, il s’agirait ici de lésions latentes chroniques qui deviennent aiguës à la faveur du traumatisme.

Parfois, enfin, la tuberculose se développe d’une façon insidieuse et se révèle au bout d’un temps variable après le traumatisme.

Dans le cas des traumatismes minimes, maïs souvent répétés, l’histoire des bateliers du Rhône est classique. PERROUD était frappé de la fréquence de la tuberculose chez ces sujets de robuste constitution. Il pensa que c’est le choc répété de la perche contre leur cage thoracique qui était responsable de la particulière fréquence de la phtisie chez eux. En tout cas, les autres exemples similaires sont tout à fait exceptionnels.

La pleurésie tuberculeuse peut parfois succéder à

un traumatisme thoracique - soit qu’il se développe

dans les semaines qui suivent l’accident, soit qu’il se produise d’abord une pleurésie séro-fibrineuse traumatique qui se révèle ultérieurement tuberculeuse (BARJON et LESIEUR).

Des péritonites tuberculeuses peuvent succéder à un traumatisme abdominal plus ou moins intense. Dans le classique de DuPoNCHEL, un soldat reçoit un coup de pied de cheval. Il reste malade pendant plusieurs mois et moins d’un an après on le trouve atteint d’une péritonite tuberculeuse. Dans d’autres cas, comme celui de Sims, il s’agit d’une véritable péritonite aiguë traumatique, nécessitant une intervention chirurgicale à laquelle on trouve du pus tuberculeux dans l’abdomen.

Plusieurs cas de méningite tuberculeuse ont été publiés avec l’étiquette d’une étiologie traumatique. Dans le cas de LanNpois, comme dans celui de BECKER, il s’agit d'individus qui subissent un traumatisme cranien et qui présentent dans les jours ou dans les semaines qui suivent une méningite tuberculeuse vérifiée à l’autopsie. Or, cette même autopsie a toujours montré chez ces individus l’existence de foyers tuberculeux pulmonaires, pouvant être considérés comme le point de départ de la tuberculisation. On a d’ailleurs vu des méningites tuberculeuses succéder à des traumatismes ne touchant pas aux méninges, comme chez le malade de MAUCIAIRE, qui avait eu une plaie du pied.

Ceci nous amène à dire un mot des fuberculoses

généralisées d’origine traumatique. Il est actuelle-

PR: Jarre

ment classique qu’une blessure intéressant un foyer bacillaire peut amener une dissémination de l’infection et déterminer ainsi une granulie. De tels cas sont extrèmement nombreux et peuvent faire redouter à juste titre les interventions chirurgicales en

plein foyer tuberculeux.

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