‹ Sur l'étiologie traumatique de la tuberculoseChapitre 6 sur 15 · CAT · texte numérisé non relu

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A l’époque de leur publication, ces expériences ont eu un retentissement énorme et l’on croyait le problème de la tuberculose traumatique résolu. Or, aujourd’hui, il semble bien que les données qu’elles apportent n’ont aucune valeur. Les produits injectés contenaient des microbes nombreux et variés, de sorte que les arthrites obtenues n'étaient que lexpression d’un état de septico-pyohémie banale.

En 1890, von KRAUSsE refit les expériences de SCHÜLLER, mais en injectant une culture pure de bacille de Koch sous la peau ou dans le péritoine. Il traumatisa en même temps des articulations. Une certaine proportion des animaux ainsi traités moururent avec des lésions articulaires tuberculeuses : 34 % pour les cobayes et 50 % pour les lapins. CuNÉO et JEANBRAU p’attribuent pas beaucoup plus de valeur à ces expériences et pensent que les lésions articulaires étaient simplement lexpression d’une granulie généralisée.

Il convient d’attribuer plus de valeur aux expériences très précises de PETROw. Cet auteur a examiné histologiquement les articulations des cobayes atteints de tuberculose expérimentale. Plus de la moitié de ces animaux hébergèrent des bacilles de Koch dans les tissus péri-articulaires, sans aucune réaction pathologique. L'auteur a montré ensuite que lorsque les articulations étaient au préalable traumatisées, la présence du bacille de Koch y déterminait de véritables lésions. Ce rôle du traumatisme est aussi bien aggravant (dans le cas d’inoculation intra-

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