‹ Sur l'étiologie traumatique de la tuberculoseChapitre 9 sur 15 · DES TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

DES TUBERCULEUX

Pour que la reproduction expérimentale convaincante de la tuberculose traumatique soit possible, il serait indispensable que celle-ci succède dans un grand nombre des cas et avec une certaine logique à des altérations traumatiques. Or, les statistiques nous apprennent qu’il n’en est rien. Il n’existe, bien entendu, qu’une sorte de statistique, celle qui montre la proportion de lésions tuberculeuses qui ont pu être attribuées à une cause traumatique. Il est malheurement impossible d’en faire qui indiqueraient le pourcentage des traumatismes qui aboutissent à lPétablissement d’une lésion bacillaire.

Parmi les statistiques se rapportant à toutes les

catégories de tuberculoses, citons les suivantes :

NÉ y Rene

Origine traumatique dans les cas p. 100

TéANEl ER NE RENE 5,5 Wiener ie PER OCE 6 Pietrz1KOUSEE SRE NP RENE 8,8 LEMEAVE SE PRES EE eS 9,5 SOLE Ta ere te ME 13 SNIONMIT ST ER ET De 15

Voici les chiffres fournis par les statistiques ne tenant compte que des tuberculoses pulmonaires : à la suite de la guerre de 1870-71, les statistiques allemandes montrent que dans 4,3 % des cas les traumatismes thoraciques étaient suivis de tuberculose pulmonaire et d’autre part que l’origine traumatique ne se retrouve que dans 2,4 % des cas de tuberculoses de guerre. En 1906, FiscxEr réunit 11.000 cas de tuberculose pulmonaire dans l’armée allemande et n’y a trouvé l’origine traumatique que dans 1,4 % des cas. Après la guerre de 1914-18, les statistiques militaires française et allemande donnent 1,57 et 1,37 04.

Les enquêtes menées dans les sanatoria ont donné à JakoB et PANwrrz, sur 3.295 tuberculeux pulmonaires, 1 % d’origine traumatique. La statistique de GRossErR donne 0,7 0%.

Quant aux tuberculoses chirurgicales, il existe des données statistiques extrêmement contradictoires Sur 1.729 cas, HONsELL trouve 14 % d’origine traumatique. Voss, sur 577 cas, trouve 21 % de trauma-

tismes, mais une étude individuelle des cas lui à

CRT or

montré que le traumatisme ne jouait un rôle réel qu'à peine dans un tiers des lésions.

Citons encore les statistiques de KoniG (20 %), de THiIEM (20 1%), de HorTzeski (44 %). L’armée allemande donne pour les tuberculoses chirurgicales la proportion de 4,3 (%. L’analyse des diverses lésions de tuberculoses chirurgicales montre que c’est le mal de Pott qui reconnaît le plus souvent une origine traumatique: jusqu’à 53 % des cas, d’après TAYLOR.

Ces données statistiques, bien que contradictoires, nous apprennent que la tuberculose traumatique est un fait rare, surtout si l’on songe au nombre extrémement élevé des divers traumatismes subis.

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