‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 24 sur 101 · VU D · texte numérisé non relu

VU D

à son Ministre toute force de caractère et toutes lumières et va même jusqu’à suspecter son dévouement ‘.

Felici n'avait plus dès lors qu'à attendre une disgrâce (16 janvier 1806) que dissimula en partie son entrée au Conseil d'État. Il dut céder la place à de Brême, et laissa son administration dans un état d’anarchie dont devait se plaindre son successeur”. Son nom ne fut plus prononcé que lors de la formation du Sénat (19 février 1809), où il fut admis. Il était accompagné sur une liste de candidats demandée à Melzi de cette mention « Médiocrité à tous égards?. » Ce devait être son oraison funèbre comme haut fonctionnaire. En 1813, il subit une grave maladie qui faillit l'emporter, et lui enleva une partie de ses facultés physiques et intellectuelles #.

Après la chute du régime napoléonien, il se retira dans sa ville natale, où il devait végéter dans l'exercice d’obscures fonctions municipales, et se survivre à lui-même jusqu’en 1836. Malgré sa brièveté, l’histoire de sa carrière active avait servi à montrer par un exemple éclatant les difficultés que rencontrait le nouveau régime pour trouver des ministres capables et le danger que présentait la nomination d'agents improvisés.

LAMBERTENGHI

Le second collaborateur du ministre des Relations Extérieures à Paris, Luigi Lambertenghi, devait donner lieu aux mêmes désillusions que son collègue Felici, et parcourir une carrière à bien des égards analogue.

Né à Milan en 1739, il alla d’abord exercer à Bologne la profession d'avocat, mais fut bientôt après appelé par Marie- Thérèse à Vienne, pour y remplir les fonctions de secrétaire

1. Lettre d'Eugène à Napoléon 27 décembre 1805, À F 1v, 1684, (ne se trouve pas dans les Mémoires du prince Eugène).

2. Lettre de de Brême à Napoléon du 19 janvier 1806 (Arch. Guerre, Corr., Armée d'Italie, 1806).

ANIELZIEL, 570;

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