MELZ1, Il, 364 et
de ce « Département des Affaires d'Italie » qui servait d'intermédiaire entre l'autorité souveraine et les autorités locales de la Lombardie. En cette qualité, il acquit une expérience administrative assez rare parmi ses compatriotes, apprit à connaître leurs besoins et concourut activement à la réorganisation de l'Université de Pavie, comme à la fondation de la « Società patriottica » (Société d'Agriculture).
Il n'a pas laissé de trace et ne semble pas avoir Joué de rôle pendant la période révolutionnaire. Son nom ne réapparaît dans l’histoire qu’à la Consulte de Lyon, dont il ne fut pas membre, mais où plusieurs députés, l'ayant porté sur leurs listes de présentation (pour le Ministère des Finances), le signalèrent à l’attention du Premier Consul. — Nommé par celui-ci membre du Collège des Propriétaires et du Conseil Législatif (26 janvier), il fut bientôt appelé à Paris avec Felici comme collaborateur de Marescalchi ; il devait en effet y remplir des fonctions analogues à celles dont il était autrefois revêtu à Vienne et auxquelles il semblait particulièrement préparé. S'il dut sa désignation à ce calcul, il prit aussitôt à tâche de démentir les espérances fondées sur son passe. Pendant son séjour à Paris, 1l ne cessera de provoquer les plaintes de ses chefs : d'abord à cause de son âge avancé (il avait 63 ans) qui lui enlève la souplesse d’esprit nécessaire pour s'adapter à une situation nouvelle?, mais qui ne l'empêche pas de se montrer aussi « étourdi qu'un enfant » ; puis en raison de ses ambitions académiques, pour lesquelles il néglige sa besogne officielle’. — De son coté Melzi, passant en revue, en mars 1803, les candidats possibles au ministère de l'Intérieur, écarte Lambertenghi en alléguant « son humeur inégale, sa susceptibilité extrême, son caractère ombrageux, et la facilité avec laquelle il s’appesantit sur les subalternes,
comme ceux qui ont toujours obéi, non moins que la facilité d’être influencé et entraîné + ».
1. C£. sur ce point le journal de Mgr Codronchi à la Consulte de Lyon, publié par M. Cas dans la Rivista del Risoroimento, 1, 735.