SD D
A défaut du Ministère de l'Intérieur, pour lequel on lui préféra le marquis de Brême, Lambertenghi obtint du moins limportante Direction Générale des Douanes, relevant du Département des Finances. L'âge seul lui fitenlever ce poste actif, qu'il échangea en 1809 contre la charge plus Honorifique, mais moins rétribuée, de Sénateur. Plus sensible aux gros traitements qu'aux dignités, il se résigna malaisément à cette mutation: « On m'a enlevé le rôti, répétait-il familièrement à ce propos, pour ne me laisser que le fumet’.» Il n'eut d’ailleurs pas le loisir de gémir longtemps sur ce qu'il considérait comme une disgrâce, car il mourut le 9 avril 1813. Lors de ses obsèques solennelles à l’église San Fedele, un de ses collègues au Sénat, Polcastro, prononça sur son cercueil un éloge funèbre qui fut ensuite imprimé et qui représente le principal et presque le seul document qui nous reste sur l’histoire de sa vie *.
TESTI
Bien que revêtu du titre de Ministre des Relations Extérieures, Marescalchi jouait en réalité à Paris le rôle d’un Ambassadeur, ou plutôt d'un Secrétaire d'Etat. La partie administrative de ses fonctions était assurée par un chef de division resté à Milan, chargé de diriger la comptabilité du ministère, de centraliser les rapports des envoyés cisalpins à l'étranger, et de régler les rapports de voisinage avec les pays voisins. Le même homme eut le privilège de remplir, sous des titres divers et avec de rares interruptions, les mêmes attributions de 1797 à 1814. Ce fut Carlo Testi, qui peut être ainsi considéré comme le diplomate-type du nouveau régime.
I était originaire de ces provinces modénaises qui devaient devenir sous la domination napoléonienne une inépuisable pépinière d'hommes d'état. Né à Modène même, en 1763, il passa une partie de sa jeunesse à voyager : il acquit de ce fait