Rapport de police du 11 mars 1815. Arch. Vienne, Int
retraite". — Après avoir songé pour le remplacer à Prina, à Spannocchi et à Strigelli, le Vice-Président finit, sur l'indication du Premier Consul, par choisir (25 décembre 1802) un homme jeune encore, mais qui allait se révéler comme un des meilleurs administrateurs de la période napoléonienne et l’un des représentants les plus distingués de cette école de Modëne, dont la prédominance dans les milieux officiels excitait les jalousies milanaises. C'était Vaccari, dont la vie ne nous est malheureusement connue par une courte notice de Bosellini ?.
Né à Modène le 31 mai 1766, docteur en droit en 1786, puis avocat, attaché au cadastre (1792), procureur fiscal, chancelier de la Commission des Finances (1786), Luigi Vaccari commençait sous l’ancien régime une rapide carrière administrative quand la Révolution vint fournir un nouvel emploi à ses qualités. Sous les deux Cisalpines, il n’exerça pourtant que les fonctions locales de Commissaire du pouvoir exécutif dans le Panaro (sept. 1798-mars 1799 et juil.-nov. 1800). C'est en réalité de la Consulte de Lyon, à laquelle il prit part comme notable de son département, que date son rôle politique. Elle lui valut en effet d’être distingué par Bonaparte et d'obtenir un siège au Corps Législatif. — A partir de ce moment, sa réputation grandissante le pousse rapidement aux premières places de l'Etat. En mai 1802, il est question de le nommer à la préfecture du Panaro comme « versé dans le droit, plein de lumières, connaissant bien l’administration?. » En octobre, Melzi, songeant à faire de lui le successeur de Prina, dont la santé inspire des inquiétudes, le représente comme un « homme très sûr, grand travailleur, d’une capacité décidée, et pas du tout étranger à la partie (financière) » +. Dès que la retraite de Nobili a paru s'imposer, c'est également à Vaccari qu'a songe le Vice-Président car « il a les meilleures qualités : 1l est très laborieux, expéditif, exact, clair et ordonné dans ses idées,
1. Melzi à Marescalchi 18 juin et 19 août 1802. Arch. Vienne, 5. Par décret du 17 octobre 1802, Nobili fut nommé Procureur National à la Cour d’Appel du Panaro.
2. Dans son Elogio del conte cavaliere Luigi Valdrighi (Modène, 1863), p. 39.
3. Notes (s. d.) sur la nomination des préfets. Arch. Milan, 34.