‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 37 sur 101 · MEL, II · texte numérisé non relu

MEL, II

mais il est tellement attaché au sol natal qu'il a abandonné pour y revenir sa charge de membre de la Commission centrale de Liquidation de la Dette publique (siégeant à Milan)’ ». L'intervention personnelle du Premier Consul finit par sur- * monter ce dernier obstacle et, le 19 janvier 1803, le Bullelin des Lois publiait un décret, daté du 2$ décembre précédent, appelant Vaccari à la succession de Nobili. Cette nomination rencontra l'approbation du public, qui appréciait déjà les connaissances administratives et surtout le caractère conciliant du nouveau Secrétaire d'Etat”.

Six ans plus tard, celui-ci devait échanger ses fonctions contre le poste, moins honorifique peut-être, mais plus actif et plus important de Ministre de Intérieur (10 octobre 1809) et ajouter à cette distinction le titre de comte et la Grand Croix de la Couronne de Fer (21 avril 1813). Aucune dignité ne manqua donc à son ambition. Il s’efforça de justifier sa fortune par sa conscience professionnelle. Dans le jugement un peu sommaire qu'il a porté sur lui, Coraccini semble ne pas lui avoir rendu suffisamment justice en le dépeignant comme un « homme sans vues, tranchant et brusque, ne connaissant que les lignes droites, mais probe et méthodique. » Il faut retenir de ces réserves que Vaccari, comme beaucoup de ses compatriotes de Modène, se distinguait par des qualités plus solides que brillantes. Son biographe Bosellini loua au contraire en lui, non seulement sa promptitude de décision, mais encore sa souplesse à adapter à l'usage italien les lois françaises, la liberté qu'il laissait aux autorités municipales et la considération qu'il témoignait à leurs chefs. Il eut d'autre part le mérite d’avoir de son rôle officiel une conception plus large que ses prédécesseurs, et d’avoir cherché à encourager par des faveurs et des invitations les littérateurs et les artistes‘. Avec son ami Para-

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