CHAPITRE-VII
S'il était difficile au régime napoléonien d’improviser des diplomates, il semblait plus malaisé encore de former des généraux, puisqu'il n'existait avant 1796 de troupes vraiment nationales que dans le duché de Modène. La plupart des chefs de l’armée italienne en 1802 étaient entrés dans ses rangs comme volontaires à sa formation (1796) et en six années avaient franchi ou plutôt sauté tous les degrés de la hiérarchie militaire. Quatre d’entre eux peuvent être considérés comme particulièrement représentatifs, et méritent une étude à part, comme résumant les traits caractéristiques et surtout les défauts de la collectivité: c’étaient Pino, Teulié, Lechi et Fontanelli.