‹ Sur l'InfantilismeChapitre 11 sur 20 · Hanot. Hérédité, Arch. gén. de médecine · texte numérisé non relu

Hanot. Hérédité, Arch. gén. de médecine

4. Brouardel. Sur le surmenage intellectuel et la sédentarité dans les lécose. Bull, de l'Acad. de Médecine, 21 juin 1887.

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SE, point et se rapprochent de la constitution féminine. Ceux que la phtisie n'enlève pas gardent définitivement TS mêmes apparences.

O. Ammon (1) rapporte que dans les conseils de révision du grand Duché de Bade, il a rencontré sur 23,000 conscrits environ 300 jeunes hommes ressemblant à des garçons de 13 ans. L’ajournement à un an, puis à deux ans, les ramène plus forts, avec du poil au pubis et la voix grave. En dehors de quelques cas plus rares, les marques de la virilité apparaîtraient enfin entre vingt-trois et vingt-quatre ans. Ammon attribue ce retard à des dispasitions tnnées (il entend par là sans doute les tares héréditaires), ou à la race. Ce sont en effet les individus aux cheveux moins foncés qui sont le plus en retard : la race de couleur claire et probablement d’origine septentrionnale, attend la puberté plus longtemps que les races foncées du Midi. On sait d’autre part que la menstruation s'établit d’autant plus tôt qu’on se rapproche de l’équateur. |

Ammon invoque en outre les conditions économiques du milieu. Les dystrophies dues à la mauvaise alimenta= tion ne sont pas contestables etle rachitisme, qui se complique souvent d’infantilisme, le prouve surabondam= ment. Dans les pays pauvres, où la lutte pour la vie est plus âpre, la puberté subit des retards considérables et certains sujets ne l’atteignent jamais. Les carust dé

1. 0. Ammon. L'infantilisme et le féminisme au conseil de révi-

sion. Anthropologie, Paris, 1896, VII, p. 285.

Sicile (1), mal nourris et assujettis à des fatigues supérieures à leur force sont encore impubères à 21 ans. « Dans l’ancienne Sologne on voyait beaucoup de ces êtres rabougris, mal venus et de courte vie, que le dialecte local désignait sous les noms d’aigrets et d’acrats. C'est-à-dire qu’on les comparait au vert-jus ou raisin qui n’a pas « profité ». C'était surtout dans les parties de ce pauvre pays où il ne poussait que du seigle, que la race avait le plus dégénéré. Les seiglauds étaient opposés aux fro= mentolins qui habitaient les contrées moins ingrates où la culture du froment n’était pas impossible (2) ». Il faut dire que là le plus souvent à la misère physiologique s’ajoutaient les eflets de la malaria endémique.

Le paludisme à lui seul peut créer l’infantilisme : M. Lancereaux (3) l’a fait voir à l’aide d’observations où aucune autre influence ne peut être invoquée et place dans ces cas la dystrophie sous la dépendance de Pétat de la rate, « depuis longtemps rapprochée du corps thyroïde, tant'par sa composition anatomique que par sa fonction ».

Le crétinisme, cette « forme particulière de la dégénérescence organique et intellectuelle, liée aux conditions extérieures de certaines contrées dans lesquelles elle

constitue une maladie endémique (4) » n’est pas toujours

1. Brissaud, L’infantilisme myxœdémateux. Nouv. Icon. de la Salpétrière, juillet-août 1897.

2. Ant. Marro. La puberté, ses rapports avec l’anthropologie, la physiologie et la psychiatrie. But. de la Soc. de Médecine mentale de Bruxelles, 1894, n° 74 et 75.

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