‹ Sur l'InfantilismeChapitre 20 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — La croissance, la reproduction, la détermination et le développement des caractères sexuels, primaires et secondaires, sont des phénomènes d’ordre nutritif: ils ont leur source dans la prépondérance prolongée de lun ou

l’autre des courants assimilation, désassimilation,

IT. — Les vices de la nutrition, produit de tares héréditaires ou acquises, engendrent dans l’évolution des caractères sexuels, épisole da développement général, des troubles qui reculent plus ou moins? parfois indéfiniment,

la floraison de la puberté. L III. — L'état d'enfance permanente ainsi constitué est l’infantilisme.

IV. — Dans ce syndrome, psychique et plastique à la fois, on distingue des nuances selon que les perversions

nutritives ont pour cause; a) la mauvaise alimentation

(rachitiques et surmenés) ; b) l'insuffisance et l’altération

des conduits nourriciers (anangioplasiques) ; c) le fonctionnement défectueux ou nul des glandes trophogènes et

paticulièrement du corps thyroïde.

V.… L’insuffisance thyroïdienne, d’origine très diverse, est la plus générale et la plus active : on ne peut la déceler sans constater l’infantilisme. Il est vraisemblable qu’elle se superpose presque toujours aux deux autres causes, dont la coexistence avec l’infantilisme n’est pas constante et dont l’effet certain est d’en modifier la morphologie.

VI. — L'infantilisme, résultat de causes variées, mais dont l'influence s’exerce surtout grâce à Ja déchéance glandulaire thyroïdienne, réclame un double traitement :

1° Combattre la cause originelle par la médication appropriée.

2° Instituer la médication thyroïdienne, d'autant plus efficace qu’elle est plus précoce, contre-indiquée sculement mais d’nne façon formelle chez les tuberculeux et

les candidats à la phtisie.

Vu : le président de la thèse : = BROUARDEL Vu : le Doyen, ' BROUARDEL

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Academie de Paris

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