DAT
.La persistance d’une certaine folliculinurie, comme l'existence de cellules œstrogéniques dans les frottis, indiquent une certaine activité œstrogénique dont l’origine ne peut être ovarienne, s’il existe ute aplasie complète de l’ovaire (LICHTWITZ).
La cœlioscopie montre, suivant les cas, soit une absence totale d’ovaires, soit leur état rudimentaire.
La biopsie de l’endomètre n’a pas été souvent pratiquée, à notre connaissance, et cela se comprend étant donné que la plupart de ces malades ont un utérus de dimensions réduites. Cependant, un examen histologique de l’endomètre, pratiqué au cours de l’autopsie d’un cas de syndrome de TURNER (Atria) montre une muqueuse hyÿpoœæstrogénique. Rappelons aussi la biopsie de l’endomètre de l'observation 13 : endomètre totalement atro-
phié.
2° EXPLORATION DE L'HYPOPHYSE.
a) On ne note aucun signe d'insuffisance hypophysaire : le champ visuel est en général normal et la selle turcique n’est pas modifiée ; le métabolisme hydrocarboné s’accomplit normalement : les épreuves d’hyperglycémie provoquée sont normales, le test de tolérance à l’insuline (1. T. T. des auteurs américains) montre une réponse normale.
b) Exploration des stimulines : les gonadostimulines : Nous trouvons ici un signe biologique cons-
dore
tant du syndrome de TURKER : en effet, l’hormone gonadotrope folliculo-stimulante ou F.S.H.
(« follicle-stimulating-hormone » des Américains) est toujours augmentée dans les urines. Le taux d'élimination qui ne dépasse pas normalement 10, 20 unités souris au maximum par 24 heures atteint 40, 50 US. et davantage. Cette hyperproduction d’hormone $sonadotrope confirme biologiquement que l’hypo-ovarie n’est pas conditionnée par: une insuffisance hypophysaire mais traduit précisément la réaction d’une hypophyse normale à la carence ovarienne.
Signalons que dans la littérature nous avons trouvé un cas (DORFF, APPLEMAN et LIVESON) où un syndrome de TURNER, typique par ailleurs, était caractérisé biologiquement par une absence d’excrétion urinaire de F.S.H. Ces auteurs pensent que dans ce cas il y a une atteinte congénitale très marquée des ovaires et une atteinte congénitale modérée de l’hypophyse antérieure, et ils estiment que si d’autres cas semblables étaient publiés, ils
pourraient constituer un sous-éroupe du syndrome de TURKER.