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Enfin, l’attitude du médecin joue un rôle esseritiel dans le déclenchement (en apprenant, par exemple, sans ménagement aux malades qu’elles n’ont pas d’ovaires) ou l’apaisement de cette anxiété.
4) Pulsion sexuelle :
L'étude de la pulsion sexuelle de ces malades révèle une absence ou une diminution de la libido.
Il semble que les facteurs biologiques jouent un rôle important dans l’organisation de la pulsion sexuelle, mais l’évolution de celle-ci ne semble pas en liaison directe avec le taux hormonal. Les facteurs psychiques sont aussi importants ainsi que le montrent les études faites sur les femmes, étude du cycle menstruel, des troubles de la puberté, de la: ménopause, des troubles suivant l’hystérectomie, étude des hermaphrodites.
Ces résultats corroborent les études faites sur la pulsion sexuelle des animaux montrant qu’à mesure qu’on s'élève dans l’échelle animale le lien entre endocrines et comportement sexuel est moins rigide.
Il semble que l’absence ou la diminution de la libido chez ces malades explique en partie certains traits de leur psychologie, leur anxiété et peut-être leur immaturité.
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5) Fatigue et dépression psychique :
Beaucoup de ces malades se plaignent de fati- Sue, de dépression, d’irritabilité.
On peut rapprocher ceci de l’état de la plupart des femmes à la période prémenstruelle où l’on. trouve : instabilité, irritabilité, sensibilité exaspérée, période qui est précisément caractérisée par un taux de folliculine bas. De même, ces troubles sont à rapprocher de ceux que présentent les femmes après la ménopause ou après hystérectomie.
6) Attitude des malades devant l’aménorrhée, la stérilité :
On a trouvé chez certaines malades des phantasmes de menstruation ; plusieurs ont eu des phantasmes de grossesse. Deux malades se sont plaintes de dysménorrhée, alors que leur cycle était anovulatoire, ce qui témoigne des facteurs psychogènes souvent à la base de la dysménorrhée. |
Il y a intérêt à tenir compte de ces phantasmes de substitution et à essayer de reproduire le cycle menstruel le plus voisin du cycle normal.
En bref, les malades atteintes d’agénésie ovarienne ont des traits psychiques assez particuliers auxquels il convient de prêter attention ; et dans certains cas il y aura intérêt à associer la psychotérapie à l’hormonothérapie.
Pour résumer ce chapitre de CLINIQUE, rappelons les principaux symptômes de l’infantilonanisme type TURNER :
Cette affection se voit chez la jeune fille (signalons qu’on trouve dans la littérature 3 cas de syndrome de TURNER chez l’homme) et se caractérise cliniquement par :
— Petite taille ;
— Aménorrhée primaire avec infantilisme sexuel ;
-— une ou plusieurs malformations congénitales ;
— un retard de la soudure des cartilages de conjugaison.
Du point de vue biologique :
-— les œstrogènes de l’urine sont diminués ;
— [es 17 C. S. sont lésèrement diminués ;
— Jes $Sonadotrophines urinaires sont très augmentées ;
— les frottis vaginaux sont de type atrophique.
Enfin, un psychisme particulier.
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