‹ Sur l'Infantilo-Nanisme Type TurnerChapitre 30 sur 45 · D. - LES COMPORTEMENTS 1° COMPORTEMENT PHYSIQUE · texte numérisé non relu

D. - LES COMPORTEMENTS 1° COMPORTEMENT PHYSIQUE

Le développement musculaire est normal. L’activité physique est habituellement satisfaisante. 2° COMPORTEMENT GÉNITAL.

— Il y a aménorrhée primaire absolue avec absence de tout cycle. C’est d’ailleurs ce symptôme,

et aussi la petite taille, qui amène le plus souvent les malades à consulter.

— [a libido est inexistante.

LT Se 3° COMPORTEMENT PSYCHIQUE.

Nous nous étendrons quelque peu sur ce paragraphe, car dans toutes les publications il est étudié rapidement et sperficiellement. Il présente cependant une importance pratique, car l’on ignore souvent les souffrances cachées des infirmes et des jeunes filles infirmes en particulier, et c’est l’un des points sur lesquels le traitement agit le mieux. Le psychisme de ces malades a fait l’objet de la thèse de M"° A. Doumic (Paris, 1950) qui a étudié dans un service américain 25 «turnériennes » uniquement de ce point de vue. Ce sont ses conclusions que nous rapportons.

1) Développement mental :

Le niveau mental des jeunes filles atteintes d’agé- : nésie ovarienne est essentiellement variable.

Il semble qu’il n’y ait pas de lien entre l’hormone ovarienne et le développement mental. Il est intéréssant de noter que ce lien existe, par contre, entre l’activité thyroïdienne et le développement psychomoteur (GESELL).

Cependant, parmi les cas rapportés par la littérature, le nombre des débilités mentales est assez élevé. Cette débilité devrait être attribuée à une malformation génétique, s’associant ainsi aux autres malformations du syndrome. D'autre part, l’anxiété de ces malades est souvent si importante qu’elle inhibe les facultés intellectuelles.

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2) Maturité caractérielle :

La plupart de ces malades ont un comportement qui témoigne d’une immaturité affective remarquable. Elles sont très dépendantes, en particulier dépendantes de leurs mères, infantiles aussi bien dans leur aspect physique que dans leur comportement. Ce même caractère infantile s’observe chez certaines jeunes filles atteintes d’infirmités diverses. D'autre part, l’attitude des mères de ces filles au$mente encore cette immaturité : elles Îles protè- Sent trop, les couvent, comme si elles se sentaient responsables de leur malformation.

3) Anxiété :

L'étude de la psychologie de ces filles a révélé une anxiété remarquable ; dans deux cas même on a observé de véritables crises, d’angoisse.

Le degré d’anxiété et sa qualité varie avec de nombreux facteurs. [l varie d’abord avec l’âge auquel le traitement a été institué ; les malades traitées longtemps après l’âge habituel de la puberté étant les plus anxieuses. Les malades traitées tard sont préoccupées surtout de leur développement sexuel, les malades traitées tôt sont essentiellement préoccupées de leur taille.

Le degré d’anxiété varie aussi avec le milieu familial : les filles élevées dans des familles dissociées étant bien plus anxieuses que celles qui vivent dans la sécurité d’une famille unie.

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