CONCLUSIONS
Le syndrome de TURNER que nous avons étudié à l’occasion d’une observation inédite, est de connaissance récente. Après avoir vu sa place parmi les autres infantilo-nanismes et rapporté les observations publiées en France, nous avons vu qu’il se caractérise par les traits suivants :
Cliniquement : une petite taille, une aménorrhée primaire avec infantilisme sexuel, une ou plusieurs malformations congénitales, un psychisme particulier ;
Biologiquement : un taux de gonadotrophines urinaires nettement augmenté ;
— une diminution marquée de la folliculinurie ; — des frottis vasginaux de type atrophique ;
— une diminution du taux des stéroïdes urinaires (17 C.S., phénolstéroïdes, prégnandiol).
__ L’anatomie pathologique nous a révélé l’absence d’ovaires ou leur état rudimentaire et du point de vue histologique l’absence de cellules épithéliales, c’est-à-dire de tout élément fonctionnel.
__ Nous avons exposé les principales théories pathogéniques et vu que la plupart des auteurs, sur-
a PER
tout Français, pensent que le syndrome de TURNER est le résutat d’un trouble de l’embryogénèse dû lui-même à une atteinte des centres de la région diencéphalo-hypophysaire, atteinte qui dans certains cas pourrait être acquise dans la toute première enfance.
— Le diagnostic positif est facile. Le diagnostic différentiel n’est à faire qu'avec l’infantilo-nanis-
me hypophysaire.
— Nous avons, d’autre part, rappelé les principales modalités du traitement qui consiste essentiellement dans l’administration des œstrogènes. Si ceux-ci sont sans action sur la croissance, ils ont par contre des effets remarquables sur le développement sexuel et sur le psychisme des malades.
Vu : Le Président de Thèse: Vu: Le Doyen:
M. SENDRAIL. LEFEBVRE.