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HISTOLYSE NYMPHALE DES PARTIES LARVAIRES

Chez les Insectes holométaboles, il y a toujours, au cours de la nymphose, élimination de celles des parties larvaires qui, ne faisant pas partie de la coordination imaginale naissante, se trouvent être parvenues au terme de leur état fonctionnel.

Phénomènes principaux et accessoires des histolyses nymphales

L’histolyse nymphale des parties larvaires parvenues au terme de leur état fonctionnel, et la série des faits connexes de cette histolyse comprennent, pour chacune des parties histolysées :

19 La cessation normale et définitive du fonctionnement;

29 Une sorte d’état de sénescence résultant de l’usure des tissus ou de la diminution de leur innervation végétative;

30 La bionécrose des cellules, qui est consécutive à la cessation de l’innervation du tissu, et qui se propage, de proche en proche, de métamère à métamère, de l’avant vers l’arrière ;

49 L’accroissement de la quantité des diastases contenues dans le liquide cavitaire;

00 L'attaque des cellules bionécrosées par le liquide cavitaire;

6° L'intervention, qui peut être ou nulle, ou faible et tardive, ou précoce et énergique, de la phagocytose leucocytaire;

70 Le transport, par les phagocytes, des particules ingérées, transport qui les amène aux points où les produits de leur digestion intracellulaire sont le plus utile aux processus histogéniques ;

8° L’enrichissement du sang en substances nutritives, fournies par l’histolyse ;

99 L'utilisation immédiate, par les histogénèses en cours, de la plus grande partie de ces substances nutritives;

100 La mise en réserve, dans le tissu adipeux imaginal, d’une certaine quantité de ces substances ;

110 La concentration provisoire, dans les organites globulaires des urocytes, des résidus uriques provenant des produits histolytiques ;

120 La dissolution de ces résidus, leur reprise et leur rejet par les tubes de Malpighi imaginaux.

Gessation du fonctionnement

Les parties exclusivement larvaires cessent de fonctionner dès le début de la nymphose.

C’est le cas de la glande labiale larvaire, chez les Insectes qui tissent un coton.

Chez les larves des Muscides, le dernier acte fonctionnel de la musculature motrice tégumentaire est la contraction qui ramène les anneaux les uns vers les autres, de manière à transmuter la forme conique, assez allongée, de la larve en cette forme de tonnelet ovoïde, plus courte, qui caractérise le puparium. Cette contraction persiste tant que le tégument est mou, mais, dès que ce dernier s’est suffisamment durci pour fixer la nouvelle forme ovoïde, la contraction musculaire, devenue inutile, cesse définitivement.

Sénescence

Immédiatement à la suite de la cessation définitive de leur fonctionnement, les parties larvaires, usées par l’accomplissement intégral de la fonction à laquelle elles sont adaptées, subissent une diminution phylogénétiquement établie, de l’innerva.ion végétative, coordinatrice de l’activité propre de chacune de leurs cellules. Ces dernières, même dans un milieu riche en

substances nutritives variées et suffisamment pourvu d'oxygène, se trouvent désemparées. Désormais abandonnées à leurs propres forces, elles ne sont plus dans les conditions voulues pour continuer à fonctionner comme elles l’ont fait jusqu'alors.

Le tissu, ainsi frappé, est encore vivant, mais il se trouve dans un état de débilitation, de plus en plus accentué, comparable à une sorte d’état de sénescence.

Bionécrose

Cet état de débilitation n’est probablement jamais d’une bien longue durée, et il arrive un instant où l’innervation du tissu cesse complètement. La vitalité individuelle des cellules constitutives du tissu considéré ne pouvant pas persister bien longtemps après la cessation définitive de l’innervation, ces cellules ne tardent pas à être bionécrosées.

Par bionécrose il faut entendre la mort normale, au sein d’un organisme qui reste, par ailleurs, plein de vitalité, de cellules ayant fait partie de cet organisme.

La bionécrose consécutive à la cessation de l’innervation s’est établie, phylogénétiquement, d’une façon primitive, c’est-à-dire dès l’époque même de l'apparition des formes larvaires.

Dans une ontogénèse, la bionécrose survient au moment où l’activité vitale de l'organisme est détournée au profit des histoblastes imaginaux qui, après être restés au repos complet, ou avoir lentement végété pendant quelque temps dans un milieu larvaire provisoire, finissent par prendre le dessus vis à vis d'organes quise sont usés dans un fonctionnement très spécialisé et très intensif, et qui sont parvenus au terme normal de leur existence.

Conservalion momentanée de la structure apparente du tissu bionécrosé. — La bionécrose d’une cellule, d’une fibre musculaire par exemple, est évidemment accompagnée d’un profond changement de la structure moléculaire de son protoplasme.

Mais ce changement ne se traduit pas, forcément, par des modifications de structure histologique très apparentes. Si, dans l'organisme vivant, le tissu qui vient d’être bionécrosé peut ne plus présenter sa transparence habituelle et s’il peut, à l'encontre

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