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Sur La Cloque Du Pêcher

M. Brongniart répond que quelques Fougères offrent cette apparence de tige plus encore que le Laslrea Filix-mas , mais que jamais elles ne présentent les mêmes caractères que la tige franchement arborescente du Lastrea des Philippines.

M. Prillieux fait à la Société la communication suivante :

SUR LA CLOQUE DU.PÊCHER, par M. Éd. PBILUEUA.

La cloque du Pécher est une maladie dont les caractères sont bien connus des horticulteurs, mais dont la cause est encore fort obscure.

La cloque attaque principalement les feuilles, qui deviennent, sous l’inlluence de cette maladie, d’une couleur jaune pâle ou rosée, tout en se contournant, s’ondulant, se crispant d’une façon très-remarquable. Elle cause aux arbres qu’elle atteint un dommage considérable. La ressemblance qu’il y a entre une feuille boursouflée et crispée par la cloque et une feuille déformée et contournée par les piqûres des pucerons a dû faire naître la pensée d’attribuer à cette cause la maladie de la cloque. Cependant on ne trouve pas constamment des pucerons dans les cloques des feuilles : il s’en faut de beaucoup, et ceux qu’on y observe parfois y sont sans doute venus accidentellement pour y chercher un abri. Déjà De^CandolIe, dans sa Physiologie végétale , ne citait qu’avec beaucoup de doute l’opinion qui attribuait aux pucerons cette maladie du Pécher. Aujourd’hui cette manière de voir paraît très-généralement abandonnée. La plupart des auteurs qui, à ma connaissance, ont dit quelques mots de la cloque, se bornent à la considérer comme une altération des tissus de la feuille, due à des conditions météorologiques défavorables à la végétation (pluies froides, brusques modifications de température). Celte opinion paraît régner à peu près sans partage chez les horticulteurs. Quant aux traités de pathologie végétale de M. Kuehn et de M. Rallier, ils ne font pas mention de la cloque du Pêcher. Nulle part je n’ai trouvé exprimée l’opinion que cette maladie est due au développement d’un Champignon parasite, et cependant le Champignon qui la produit a été très-bien étudié par M. Tulasne dans un mémoire spécial sur le genre Taphrina et décrit par lui sous le nom de Taphnna déformons (1).

(1) L.-R. Tulasne, Super Friesiano Taphrinarum généré (dnn. sc. nal. 5 e série, t. V).

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