SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE
Ceci admis, il en résulte une conséquence pratique touchant la façon de traiter les arbres sur lesquels la cloque se manifeste. L’auteur du seul article sur la cloque qu’ait cité M. Tulasne dans son excellent mémoire sur les Taphrina (Cours complet clagriculture, t. XV , p. 255, art. Pêcher), après avoir assuré que ce sont les pluies froides du printemp qui donnent aux arbres la maladie de la cloque, ajoutait les conseils suivants > Quelques propriétaires arrachent les feuilles qui en sont attaquées, ils ont tort ; la maladie s’étend sur les feuilles qui étaient saines. Il faut laisser sur les arbres les feuilles cloquées, elles tombent d’elles-mêmes. » Il est clair que nous arrivons à une conclusion diamétralement opposée, et que les feuilles remplies de mycélium et couvertes de fructifications de Taphrina doivent être considérées comme des foyers d’infection. Il faut s’en débarrasser au plus tôt et les détruire le plus complètement possible.
La première précaution à prendre pour combattre l’extension de la cloque sur le Pêcher doit donc être de couper aussi tôt que possible les parties attaquées et de les brûler.
M. Brongniart demande si le mycélium passe entre les cellules ou s’il les traverse.
M. Prillieux dit qu'il les disjoint sans en pénétrer les parois.
M. Brongniart demande si la végétation du parasite commence à l’intérieur ou à l’extérieur.
M. Prillieux pense que les spores doivent pénétrer dans la plante au moment où elles germent, et s’y développer avant que le Champignon paraisse au dehors.
M. Roze demande si M. Prillieux a pu observer sur le Taphrina des phénomènes de fécondation.
M. Prillieux répond que l’observation étant fort difficile, il n’a pu remarquer ces phénomènes.
M. le Président déclare la session ordinaire de 1871-72 suspendue jusqu’au 26 juillet prochain, jour fixé pour la séance de clôture de cette session. — Il invite MM. les Membres à se rendre à la session extraordinaire qui s’ouvrira à Prades (Pyrénées-Orientales), le lundi 1 er juillet prochain.