‹ Sur la coexistence d'une angine pseudo-membraneuse atypique et d'un microbe nouveauChapitre 11 sur 19 · Ve · texte numérisé non relu

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soir, 40° 3 matin, 40° 2 soir, 39° 8 matin, 38° 9 soir, 38° 8 matin, 3809 soir, 38° 4 matin, 38°2 soir, 38° 1 matin, 38° soir, 37° 9 matin, 37° 9 soir, 37° 2 matin, 37° Î soir, 37° matin, 31° soir, 37° matin, 37° 1 So, 91 matin, 36° 9 soir, 36 °9 matin, 36° 9 soir, 36° 8

Ep LES

Ainsi àla dose d’1 centimètre cube dans le système veineux, ce bacille paraît extrêmement pathogène, mais à 1/4 de centimètre cube il ne détermine plus qu’une réaction passagère.

2 Inoculation sur les muqueuses. — Nous avons cherché à produire sur les muqueuses pharyngée et laryngo-trachéale des fausses membranes, par inoculation du bacille à leur surface ulcérée par dilacération ou cautérisation. Ces expériences ne nous ont fourni jusqu'ici que des résultats négatifs.

Le 4 février 1895, nous mettons à nu la trochée d’un lapin, puis après avoir dilacéré la muqueuse à l’aide d’une aiguille flambée et piquée entre deux anneaux, nous injectons dans l’intérieur du conduit aérien au moyen d’une seringue de Pravaz quelques gouttes d’une culture en bouillon de notre bacille. Ce lapin suivi jusqu’au 8 mars n’a présenté aucun accident notable du côté de la respiration. 4

Sacrifié à cette date, on ne constate qu'un peu de rougeur de la muqueuse, sans trace d’enduit ou de fausses membranes. Au point où la ponction a porté sur la paroi trachéale, on trouve sous la muqueuse un petit abcès blanc jaunâtre qui communique avec une poche de la grosseur d’une aveline située à l’extérieur du conduit aérien et remplie d’un pus caséeux blanc jaunâtre.

Ce pus ensemencé en bouillon n’a pas donné la moindre végétation.

-Un doute plane évidemment sur cette expérience, peutêtre l’injection a-t-elle été faite sous la muqueuse en pleine paroi trachéale. L'existence de cet abcès en bou-: ton de chemise avec poche en dedans et en dehors des car-

UP ET tilages trachéaux semble bien plaider en faveur de cette hypothèse.

Dans une deuxième expérience nous avons employé un autre procédé. Un fil assez rigide est plongé, après avoir été chauffé à la flamme, par la gorge jusque sur le larynx et la trachée d’un lapin, pour produire des cautérisations superficielles de la muqueuse. Puis avec ce même fil, on porte sur les parties cautérisées des parcelles de culture du bacille (25 juin 1895).

Ce lapin a bien présenté dès le lendemain des phénomènes d’asphyxie avec cornage, jetage, etc., mais ces accidents étaient dus à l’oblitération du pharynx et de l'orifice glottique par des aliments qui s’étaient accumulés à ce niveau ne pouvant plus être déglutis par suite de la paralysie des muscles du pharynx consécutive à la brüûlure. C’est ce que. nous avons constaté à la mort de lanimal qui s’est produite au bout de quarante-huit heures. Les plaques brûlées n’étaient nullement recouvertes de fausses membranes.

Ces deux expériences, sans être négatives, sont du moins nulles et doivent être répétées.

-—— ]Inoculation sur le derme de l'oreille mis à nu. —

Le 28 décembre 1894, on cautérise l'oreille d’un lapin de façon à produire une phlyctène. Après avoir mis le dermeé à nu, on étale à sa surface quelques gouttes d’une culture du bacille.

Le lendemain, la surface dénudée s’était désséchée ; les jours suivants, il s’est formé une croûte qui au commencement de février tomba laissant une surface complètement cicatrisée.

4 Jnoculation sous la peau de l'oreille. — Le

| — 40 — 4 février, un lapin reçoit sous la peau de l'oreille 1 centimètre cube d’une culture en bouillon 6° génération âgée de trois jours.

Le lendemain, l’oreille, siège d’un gonflement diffus,est rouge, pendante, erysipélateuse, chaude.

Jusqu'au 8 février elle reste chaude est très épaisse, 1 centimètre environ à la racine. À cette date survient une escarre sèche de la partie moyenne.

Cette escarre tombe le 12, laissant une ulcération cratériforme du diamètre d’une pièce de 3 francs, dont le fond. est garni d’un pus filant blanchâtre, épais, visqueux qui s’élimine peu à peu.

Les jours suivants, l’ulcération se rétrécit de plus en plus, tendant à la cicatrisation qui est complète vers le D mars. :

c) CHIEN. — Le 11 mars après anesthésie, on produit de nombreuses éraillures à la surface de la muqueuse gutturale avec un bistouri, puis on enduit toute la gorge. avec une culture sur agar âgée de trois jours. On laisse ensuite vingt-quatre heures le chien sans manger pour éviter qu’il n’entraine les produits inoculés.

Suivi jusqu’au 30 mars, ce chien n’a jamais rien présenté d’anormal.

Sacrifié à cette époque, aucune lésion.

En résumé, le bacille que nous avons isolé est très

pathogène pour le cobaye et le lapin ; infection, suppuration. Un point cependant est insuffisamment démontré, c’est son rôle comme producteur possible de fausses membranes. En effet si nous avons vu des fausses membranes très nettes farcies de bacilles produites par l’inoculation

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