‹ Sur la "Coramine"Chapitre 1 sur 7 · LAUSANNE IMPRIMERIE DU LÉMAN, S. A., CAROLINE · texte numérisé non relu

LAUSANNE IMPRIMERIE DU LÉMAN, S. A., CAROLINE

Travail agréé comme thèse de doctorat par la Faculté de médecine de Bâle et imprimé sur le préavis favorable du

Prof. À. Jaquet.

Bâle, le 20 mai 1925.

Le Doyen de la Faculté de médecine,

Drof-Dr R. Dœrr.

Le présent travail à été eflectué dans les laboratoires de l'Institut de pharmacologie de l'Université de Bâle et ceux du Sanatorium + La Charmille », à Riehen, sous la direction du Professeur Dr À. Jaquet.

Je tiens à lui exprimer ici ma grande reconnaissance pour tout l'intérêt qu'il m'a fémoigné et pour les précieux conseils qu'il

n'a cessé de me donner au cours de ces recherches.

Jean-Sébastien CART Riehen-Bâle, 1924-1925.

https://archive.org/details/1A41548825 0159

La fréquence de l'emploi du camphre en thérapeutique et de son administration par voie parentérale ayant considérablement augmenté depuis quelque dix ans, les chimistes se sont donné pour tâche de découvrir un corps ayant des propriétés analeptiques semblables, sans en avoir les inconvénients.

En effet, pratiquement insoluble dans l’eau, le camphre nécessite pour véhicules l'huile ou l’éther, corps à résorbtion inconstante, ce qui rend le dosage du médicament incertain. Notons aussi son action indésirable — capricieuse il est vrai — sur le psychisme.

Un des principaux corps synthétiques à propriétés analeptiques, c’est la Coramine, soit un amide aromatique: la nicotyl-diéthylamide

(CH,N).CO.N(CoH;) fabriquée et mise dans le commerce par la Société pour l’industrie chimique à Bâle (CIBA).

C’est un liquide huileux, jaunâtre, à odeur «sui generis », à goût presque nul en solution aqueuse.

Chez les animaux poikilothermes (grenouilles) après une injection de Coramine dans le sac lymphatique thoracique, à dose moyenne de cinq centigrammes par kilo d’animal, nous observons un stade de narcose, précédé d’une courte période d’agitation, produite vraisemblablement par la douleur de l'injection. À dose de un gramme par kilo d'animal, la narcose apparaît également, mais suivie d’une période de convulsions toniques et cloniques. Des doses plus fortes provoquent la mort précédée de narcose, sans apparition de phénomènes convulsivants.

Chez les homéothermes (cobayes et lapins) en injection sous-cutanée ou intraveineuse à dose moyenne de dix à quinze centigrammes par kilo d'animal, la Coramine produit une exagération des réflexes, des phénomènes d’excitation sexuelle chez les mâles, et parfois un trémor généralisé. À des doses plus fortes, trente centigrammes par kilo d'animal, interviennent du trismus et de l’opisthotonos, des

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