II. — PROCÉDÉ LÉPINOIS
Lépinois cherche à faire réagir sur la phtaléine les OH des phosphates acides contenus dans l'urine et il préconise dans ce but un dosage acidimétrique par reste (31).
Dosage de l'acidité urinaire. — À 25 cm d'urine dilués d’un ou deux volumes d’eau distillée, suivant l'intensité de la coloration, nous ajoutons deux gouttes de solution alcoolique de phtaléine du phénol au 1/30e et 10 ou 15 cm° de solution de potasse à un quart d’équivalent par litre et titrée exactement. Nous dosons ensuite l'excès d’alcali avec une solution d'acide chlorhydrique également titrée à un quart d'équivalent pour 1.000 cm. L'absence de coloration rose du liquide indique la fin de la réaction. La différence entre la quantité d'acide ainsi utiisée et celle correspondant aux 10 ou 15 cm° de liqueur alcaline ajoutée préalablement à l'urine indique l'acidité de cette dernière. Il suffit de multiplier le résultat par 40 pour avoir le chiffre rapporté au litre.
Critique du procédé. — Lépinois rejette avec juste raison l’emploi du tournesol, même sous forme de teinture, comme terme indicateur, auquel 1l préfère la phtaléine du phénol en solution alcoolique au 1/30e,
Nous avons comparé les résultats fournis par ce procédé à ceux que donne le titrage direct de l'acidité urinaire au moyen d’une liqueur décinormale de soude et en présence de quelques gouttes de phtaléine du phénol en solution alcoolique. Ils sont absolument identiques et la méthode Lépinois peut être par conséquent substituée, quelquefois mème avec avantage, au dosage direct en présence