RECHERCHE DE L’'EXCÈS RÉEL D'ACIDITÉ
À quoi donc peut être attribué cet excès anormal d’acidité qui se manifeste seulement lorsqu'il s’agit du dosage du liquide urinaire ?
L'erreur ne pouvait pas provenir de nos solutions d'acide sulfurique ou de soude décinormale rigoureusement pures et qui coïncidaient parfaitement en volumes. Nous ne pouvions pas incriminer non plus l’eau distillée dont nous nous servions (préalablement bouillie et mise par un dispositif spécial à l’abri du contact de l'air) ni la solution de chlorure de baryum à 10 eo qui était absolument neutre. L'idée nous est venue qu’elle pourrait bien être imputable à l’acide carbonique libre contenu dans le liquide urinaire et pour vérifier celte hypothèse nous avons effectué les expériences suivantes :
1o Nous avons pris 25 cm° d’urine normale diluëés d’un même volume d’eau distillée bouillie et privée d’acide carbonique et
A Qi
nous en avons évalué l’acidité à l’aide de la soude décinormale eten présence de la phtaléine du phénol ;
90 Nous avons effectué sur 20 em? de cette même urine le procédé Maly-Denigès d’abord par le modus faciendi ordinaire, puis dans une seconde expérimentation en soufflant une dizaine de minutes avec un chalumeau de verre dans le mélange contenu dans le flacon gradué de 400 em° et renfermant avant la filtration : l’urine examinée, la solution décinormale de soude et la liqueur barytique à 10 0/0.
Nous comparons les résultats obtenus dans le tableau suivant :
4 Va Procédé Ma- Différence
s Procédé Ma- ea É
Then Dosage à la ly-Denigès ly-Denigès entre les 2 phtaléine RER avec excès de Maly-Deni-
CO? gès.
(L'acidité est exprimée en PO#HS et par litre d'urine)
expériences concluantes qui montrent bien que cet excès d’acidité fourni par le procédé Maly-Denigès sur la méthode à la soude décinormale en présence de la phtaléine du phénol provient de l’acide carbonique contenu dans le liquide urinaire et qui peut normalement être introduit aussi par l'air atmosphérique ou l'eau d’une liqueur quelconque employée dans ce procédé. Préparons en effet trois autres solutions des acides que nous avions primitivement utilisés (acide acétique, acide lactique et acide tartrique) à 1 pour 500 comme précédemment mais avec de l'eau ordinaire au lieu d’eau distillée bouillie et privée d'acide carbonique. Le dosage de ces trois nouvelles solutions au procédé Maly-Denigès nous donne :
Résultat en cm3 de , Mae fus NaOH N/10 pour Résultat primitif 40 cm3 de la solution nl Late
Acétique. , . . 4.75 3.09 Lactique. . + . 4.4 1.95 Tartrique. ,)1,0?; 3.2 2.6