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CHAPITRE IX

Détermination de l’acidité urinaire

Les méthodes de Maly-Denigès et de Jégou avaient pour but, comme nous l'avons démontré, de déterminer l'acidité absolue de l'urine. Mais qu'est-ce en somme que cette acidité absolue ? C’est une acidité purement théorique, de la même nature que celle du bicarbonate de soude et qui, au point de vue des réactions biochimiques, ne devrait pas entrer en ligne de compte. Jégou du moins la considère comme telle et nous sommes de son avis. Pour lui l'acidité réelle des urines est la seule intéressante à connaître et la détermination de l'acidité absolue n’est qu'un moyen détourné d'obtenir cette acidité réelle avec plus de précision. Or, en est-il bien ainsi? Et le titrage direct de l'acidité réelle par la phtaléine ne peut-il pas, en prenant certaines précautions, offrir autant de garanties que le dosage de l'acidité absolue par la méthode de Jéqou ?

Le premier reproche qu'on adresse à l'emploi de la phtaléine comme indicateur, c'est le retard apporté au virage par les sels ammoniacaux de lPurine par suite de la formation d'imidophtaléine incolore. Les résultats sont done entachés d'erreur par excès ; mais il est facile de déterminer la grandeur de la correction à effectuer en suivant les indications de Ronchèse, comme nous le verrons tout à l’heure.

De plus, les observations de Cazeneuve, de Lépinois, de Jégou ont montré que la présence des sels de chaux apportait une perturbation dans le dosage direct des phosphates en présence

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