‹ Sur La Détermination De L'Acidité UrinaireChapitre 42 sur 48 · PO*H · texte numérisé non relu

PO*H

INSEE 3

De même pour le phosphate monosodique :

No IIT

— X 1,69 — POINaH?

et pour le phosphate disodique :

P205 No IV 3 X 2 —= PO4NaH d’où :

PO:H3 N° V - X 3,680 — PONaH?

et:

PO*H3 M VI 3 X 4,356 = POSNa?H

calculs qui démontrent que pour déterminer l'acidité phosphatique correspon-

O5 5, il suffit de multiplier ce poids par le facteur

dant à un poids donné de 0,459 (voir n° IT), ce qui revient somme toute à l'équation de Jégou précédemment mentionnée (chapitre VIII, page 95).

Acidité phosphatique : (P X 14,1) 0,0326 où P X 0,459, Nous rappellerons en outre, à titre de mémoire, que pour transformer en acidité phosphorique l'acidité exprimée en acide sulfurique, il suffit de multiplier cette dernière par le facteur : 0,666, En effet :

SOA? ee PO“ > X 0,666 = q — ou 49 >< 0,666 — 32,6.

(*) C'est l'opération inverse de celle qu'effectuait Jégou pour déduire par le calcul l'acidité réelle de l'acidité absolue déterminée par sa méthode,

En effet, appelons R l'acidité réelle déterminée par titrage direct à la phtaléine; A l'acidité absolue; a l'acidité organique et p l’acidité phosphatique calculée comme il vient d’être dit. On aura :

R=p+a;a=R—pet A=2p+a.

Appliquons ces données à l’urine.

À. — Soit une urine ayant donné:

Acidité réelle à la phtaléine{*) . . . (0,929—R Acidesphosphoriquel(P?05):.., … ."1,436—=P Acidité absolue par le procédé Jégou. 1,589 — A

Si on suppose que tout l'acide phosphorique existe à l'état de phosphate monosodique, le calcul montre que 1 gr. 436 de P205 —2 gr. 425 de POÏNaH?, ce qui correspond à une acidité . phosphatique de 0 gr. 659.

Or, l'acidité dosée à la phtaléine est de 0 gr. 929; l'acidité phosphatique est donc inférieure à l'acidité réelle et la différence R— p ou 0 gr. 929 —0 gr. 659 —Ogr. 270 représentera l'acidité apportée par les acides organiques; soit a cette acidité, a= R— p.

Vérification. — Si l'acidité n’était due qu'aux phosphates, l'acidité absolue serait égale à :

Or DC T- 097 — 127. 1318

Mais nous avons trouvé directement par le procédé Jégou

4 gr. 589. La différence sera imputable aux acides organiques. ler 089 Uipr. 518 = er "271 = 2

Ce qui confirme le résultat précédent.

Connaissant ainsi l'acidité organique a et ayant déterminé d’autre part l'acidité réelle R et l'acidité phosphatique p, nous en déduisons l'acidité absolue À, laquelle est égale à 2 p + a, soit ici:

2 X 0,659 + 0,270 = 1 gr. 588.

Le procédé Jéqou nous avait donné directement 1 gr. 589.

L’acidité phosphatique étant inférieure à l'acidité réelle ne peut être due qu’à des phosphates monobasiques; pour exprimer ceuxci en phosphate monosodique, il suffit de multiplier l'acidité phosphatique par le facteur 3,680, ce qui donne :

0, 659 X 3,680 = 2 gr. 425.

(*) I s’agit, bien entendu, de l'acidité déterminée après décalcification et correctien due aux sels ammoniacaux.

On peut enfin calculer quelle est la part qui revient à l'acidité CUS:

organique dans l'acidité réelle en établissant le rAPPOr RE 100

Ce rapport est ici 29 0/0.

B. — Soit maintenant une autre urine ayant donné :

Acidité réelle à la phtaléine . . . 0,831=R Acide phosphorique{P205) . . . . 2,020 — P Acidité absolue par le procédé Jégou. 1,752 — A

L’acidité phosphatique sera 2,020 < 0,459 = 0,927 — P.

Cette acidité phosphatique est ici supérieure à l'acidité réelle. Il n’y a donc pas d'acide organique.

L’acidité réelle correspond nécessairement au phosphate monosodique et l’excès d’acidité phosphatique est dûe à la présence de phosphate n’agissant pas sur la phtaléine, c’est-à-dire de phosphate disodique.

La différence entre l'acidité phosphatique et l'acidité réelle (p — R) représentera l'acidité théorique due au phosphate disodique, soit:

L’acidité absolue sera, de son côté, égale à 2 fois l'acidité réelle due au phosphate monosodique plus à l'acidité due au phosphate disodique, soit :

2 x 0,831 + 0,096 = 1 gr. 758.

Or, nous avons trouvé directement, par le procédé Jéqou, 1 gr. 752. Comme dans l'expérience précédente, la teneur en phosphate monosodique sera donnée en multipliant l'acidité réelle par le facteur 3,680, soit :

L’acidité due au phosphate disodique étant de 0,096, la teneur en phosphate disodique s’obliendra en multipliant cette valeur par le facteur 4,356, soit :

En résumé, en déterminant dans une urine :

10 L’acidité réelle à la phtaléine = R. ; 20 L’acide phosphorique P?205 — P ;

on peut en déduire :

30 L’acidité phosphatique = p (p = P°0° x 0,459) ; 40 L’acidité organique = a;

90 L’acidité absolue = A ;

Go Sa teneur en phosphate monosodique ; . 70 Sa teneur en phosphate disodique.

Deux cas sont à considérer :

A). — L’acidité phosphatique est inférieure à l'acidité réelle (p < R).

Dans ce cas, il ne peut y avoir de phosphate disodique, mais éventuellement des acides organiques, et on aura :

Teneur en phosphate monosodique = p x 3,680.

B). — L’acidité phosphatique est supérieure à l'acidité réelle (p > R).

Dans ce cas, il ne peut y avoir d’acidité organique et l'acidité phosphatique totale se partage entre l'acidité phosphatique due au phosphate monosodique, que nous désignerons par la lettre m — (c’est l’acidité déterminée directement par le titrage à la phtaléine et quise confond avec l'acidité réelle R) — et lac:dité phosphatique due au phosphate disodique, acidité théorique que nous représenterons par la lettre d. On aura ainsi :

mn.

d=p—R, As 9 d.

Teneur en phosphate monosodique = R x 3,680.

Teneur en phosphate disodique = d x 4,356.

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