PO*H
INSEE 3
De même pour le phosphate monosodique :
No IIT
— X 1,69 — POINaH?
et pour le phosphate disodique :
P205 No IV 3 X 2 —= PO4NaH d’où :
PO:H3 N° V - X 3,680 — PONaH?
et:
PO*H3 M VI 3 X 4,356 = POSNa?H
calculs qui démontrent que pour déterminer l'acidité phosphatique correspon-
O5 5, il suffit de multiplier ce poids par le facteur
dant à un poids donné de 0,459 (voir n° IT), ce qui revient somme toute à l'équation de Jégou précédemment mentionnée (chapitre VIII, page 95).
Acidité phosphatique : (P X 14,1) 0,0326 où P X 0,459, Nous rappellerons en outre, à titre de mémoire, que pour transformer en acidité phosphorique l'acidité exprimée en acide sulfurique, il suffit de multiplier cette dernière par le facteur : 0,666, En effet :
SOA? ee PO“ > X 0,666 = q — ou 49 >< 0,666 — 32,6.
(*) C'est l'opération inverse de celle qu'effectuait Jégou pour déduire par le calcul l'acidité réelle de l'acidité absolue déterminée par sa méthode,
En effet, appelons R l'acidité réelle déterminée par titrage direct à la phtaléine; A l'acidité absolue; a l'acidité organique et p l’acidité phosphatique calculée comme il vient d’être dit. On aura :
R=p+a;a=R—pet A=2p+a.
Appliquons ces données à l’urine.
À. — Soit une urine ayant donné:
Acidité réelle à la phtaléine{*) . . . (0,929—R Acidesphosphoriquel(P?05):.., … ."1,436—=P Acidité absolue par le procédé Jégou. 1,589 — A
Si on suppose que tout l'acide phosphorique existe à l'état de phosphate monosodique, le calcul montre que 1 gr. 436 de P205 —2 gr. 425 de POÏNaH?, ce qui correspond à une acidité . phosphatique de 0 gr. 659.
Or, l'acidité dosée à la phtaléine est de 0 gr. 929; l'acidité phosphatique est donc inférieure à l'acidité réelle et la différence R— p ou 0 gr. 929 —0 gr. 659 —Ogr. 270 représentera l'acidité apportée par les acides organiques; soit a cette acidité, a= R— p.
Vérification. — Si l'acidité n’était due qu'aux phosphates, l'acidité absolue serait égale à :
Or DC T- 097 — 127. 1318
Mais nous avons trouvé directement par le procédé Jégou
4 gr. 589. La différence sera imputable aux acides organiques. ler 089 Uipr. 518 = er "271 = 2
Ce qui confirme le résultat précédent.
Connaissant ainsi l'acidité organique a et ayant déterminé d’autre part l'acidité réelle R et l'acidité phosphatique p, nous en déduisons l'acidité absolue À, laquelle est égale à 2 p + a, soit ici:
2 X 0,659 + 0,270 = 1 gr. 588.
Le procédé Jéqou nous avait donné directement 1 gr. 589.
L’acidité phosphatique étant inférieure à l'acidité réelle ne peut être due qu’à des phosphates monobasiques; pour exprimer ceuxci en phosphate monosodique, il suffit de multiplier l'acidité phosphatique par le facteur 3,680, ce qui donne :
0, 659 X 3,680 = 2 gr. 425.
(*) I s’agit, bien entendu, de l'acidité déterminée après décalcification et correctien due aux sels ammoniacaux.
On peut enfin calculer quelle est la part qui revient à l'acidité CUS:
organique dans l'acidité réelle en établissant le rAPPOr RE 100
Ce rapport est ici 29 0/0.
B. — Soit maintenant une autre urine ayant donné :
Acidité réelle à la phtaléine . . . 0,831=R Acide phosphorique{P205) . . . . 2,020 — P Acidité absolue par le procédé Jégou. 1,752 — A
L’acidité phosphatique sera 2,020 < 0,459 = 0,927 — P.
Cette acidité phosphatique est ici supérieure à l'acidité réelle. Il n’y a donc pas d'acide organique.
L’acidité réelle correspond nécessairement au phosphate monosodique et l’excès d’acidité phosphatique est dûe à la présence de phosphate n’agissant pas sur la phtaléine, c’est-à-dire de phosphate disodique.
La différence entre l'acidité phosphatique et l'acidité réelle (p — R) représentera l'acidité théorique due au phosphate disodique, soit:
L’acidité absolue sera, de son côté, égale à 2 fois l'acidité réelle due au phosphate monosodique plus à l'acidité due au phosphate disodique, soit :
2 x 0,831 + 0,096 = 1 gr. 758.
Or, nous avons trouvé directement, par le procédé Jéqou, 1 gr. 752. Comme dans l'expérience précédente, la teneur en phosphate monosodique sera donnée en multipliant l'acidité réelle par le facteur 3,680, soit :
L’acidité due au phosphate disodique étant de 0,096, la teneur en phosphate disodique s’obliendra en multipliant cette valeur par le facteur 4,356, soit :
En résumé, en déterminant dans une urine :
10 L’acidité réelle à la phtaléine = R. ; 20 L’acide phosphorique P?205 — P ;
on peut en déduire :
30 L’acidité phosphatique = p (p = P°0° x 0,459) ; 40 L’acidité organique = a;
90 L’acidité absolue = A ;
Go Sa teneur en phosphate monosodique ; . 70 Sa teneur en phosphate disodique.
Deux cas sont à considérer :
A). — L’acidité phosphatique est inférieure à l'acidité réelle (p < R).
Dans ce cas, il ne peut y avoir de phosphate disodique, mais éventuellement des acides organiques, et on aura :
Teneur en phosphate monosodique = p x 3,680.
B). — L’acidité phosphatique est supérieure à l'acidité réelle (p > R).
Dans ce cas, il ne peut y avoir d’acidité organique et l'acidité phosphatique totale se partage entre l'acidité phosphatique due au phosphate monosodique, que nous désignerons par la lettre m — (c’est l’acidité déterminée directement par le titrage à la phtaléine et quise confond avec l'acidité réelle R) — et lac:dité phosphatique due au phosphate disodique, acidité théorique que nous représenterons par la lettre d. On aura ainsi :
mn.
d=p—R, As 9 d.
Teneur en phosphate monosodique = R x 3,680.
Teneur en phosphate disodique = d x 4,356.