D. — ABSENCE D'INFLUENCE DE LA BRILLANCE DE PRÉADAPTATION
Résultats expérimentaux de Wright, et leur explication par Hecht [6]. — Wright trouve que :
1) lorsqu'on fait décroître la brillance de préadaptation b de 40 000 photons à 1 000 photons (1) (soit approximativement, en admettant un diamètre pupillaire de 4 mm, de log b bougies/m®— 3,5 à log b bougiesim® — 191), la fraction AB/B reste très sensiblement constante pour B fixe;
2) lorsqu'on fait varier B entre 50 et 550 photons (soit approximativement entre 1,26 millilamberts et 13,9 millilamberts, ou encore 4 bougies/m? et 44 bougies/m?), après une adaptation préalable à 10000 photons (soit log bbougies/m® — 29), la fraction AB/B reste constante.
Hecht donna de ces résultats une explication qui revient à ce qui suit. Si on se reporte à la figure 2, publiée par Hecht, on remarque que AB/B devient sensiblement constant lorsque l’œil est préadapté à une brillance B (rappelons que Hecht suppose l’œil adapté à B au moment de la mesure de AB) supérieure à 4 millilambert (soit log B bougies/m? > 0,5). Supposons que dans les mesures de Wright l’œil reste adapté à la brillance de préadaptation b. Dès lors AB ne dépend plus que de b. Celui-ci étant élevé et toujours tel que log b bougiesm? © 0,5, AB sera constant quel que soit b. Donc à B constant, AB/B sera constant quel que soit b (premier résultat de Wright).
L'état stationnaire de l’œil étant déterminé par la brillance de préadaptation,
la concentration x des produits de dégénération sera fixé par b. Or on sait que
8) = Le : AB/B sera donc constant pour x donné, c’est-à-dire pour b donné
B Ro | (deuxième résultat de Wright).
Critique de l'explication donnée par Hecht. — L’équation (8) ne s'applique plus lorsque l’état stationnaire est défini par b et non par B. Nous avons vu au début de ce chapitre, à propos du comportement des bâtonnets dans nos mesures, que
dans ce cas, on a :