‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 27 sur 31 · AR SUITE · texte numérisé non relu

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La variation de Ax entre les périodes B et B + AB sera donc égale à k,1t fois la variation de x entre ces périodes. Durant la période B il se forme, d’après l’équation (3) :

(dx)p = [k,B (a — x)" — k;x] At

et durant la période B + AB:

(da)pias = LA(B + AB) (a — 2)" — Her] At.

Il se forme donc durant la période B + AB, k,AB (a—x}" At de substance x de plus que durant la période B. La variation de x entre les deux périodes est donc k,AB (a — x)" At, et la variation de Ax entre ces mêmes périodes sera k;At fois plus grande, c’est-à-dire (Ax)prap—(At)p = kk,;AB (a— x)" At. Le critérium (33), analogue au critérium de fréquence critique de fusion posé par Hecht, s’écrira donc :

(34) (Ax)p+ A8 — (Ax)B = kkAB (a — x) AB = €”.

Si lon compare l'équation (34) à l'équation (7; on voit que tout se passe comme !

C ns -A ——, Soit + Pour obtenir kaAt? Ka l'équation relative au papillotement à fréquence élevée, il suffira donc de remplacer 4c'P? ; , ; NS Ve C'par ie dans les équations (14) et (15) {l’état stationnaire étant défini dans LE

- AB\ les deux cas par B + DD

si à fréquence élevée il fallait remplacer C par

es On obtient ainsi finalement :

AB EPA ET CE EL VU DNA men TE PR OCT DEEE K PRE ++) Comparaison de la théorie avec les résultats expérimentaux. — En résumé on a

(pour les cônes, qui seuls nous intéressent) à fréquence faible :

AB B De OR 2 DRE Der ae | lonrne . . + ns et à fréquence élevée :

AB 5 &c'p 1 2 3 EE — ei RER US DEA à ES Er DIR. Vx LB + —— | ou AB 4 c'f? | HAE 1 2 CR { Le | nn les ) B k, ka a | DCE VKB |

Bar Re :

S1 la théorie est exacte, cnrs doit être indépendant de f à faible fréquence, et

croître plus rapidement que f? (plus fest grand, plus le terme en

venant ma]jo-

$ rer le second membre de l’équation 36 est lui-même grand) à fréquence élevée. D’après ce que nous avons dit ci-dessus, on peut admettre que la fréquence intervient pour :

L'OTCE de ka

> 0, soit fi 7 4c

Si on se reporte aux figures 13 et 14, on voit que l'expérience vérifie d’une façon très satisfaisante la théorie, tout au moins après adaptation à l'obscurité : pour f inférieur à 2 ou à 3, AB/B est indépendant de f, tandis que pour des fréquences plus éle vées AB/B croît comme f?, ou même plus rapidement.

Néanmoins, après adaptation à la lumière, la « fréquence de transition »

Lee ë fi — 3 V —7 est plus grande qu'après adaptation à l’obscurité,et AB/B croît 21 C

moins vite que f?.Ce sont ces deux faits qui font qu’à fréquence élevée,et d'autant plus qu’elle est plus élevée, la fovéa est plus sensible après adaptation à la lumière qu'après adaptation à l'obscurité. Nous verrons ci-dessous s’il est possible de trou-

ain R SRI

SANT de

ver une explication. de ce fait dans le cadre ie la théorie photochimique du mécanisme de la vision.

F. — AGCROISSEMENT DE LA SENSIBILITÉ FOVÉALE AU PAPILLOTEMENT RAPIDE APRÈS ADAPTATION DE LA, RÉTINE À LA LUMIÈRE.

Résultats expérimentaux de Lythgoe et Tansley [14] concernant la fréquence critique de fusion. — Dans une première série d'expériences, l'observateur étant préalablement adapté durant un quart d’heure à une brillance voisine de 25 bougies/m?, Lythgoe et Tansley faisaient l’obscurité et mesuraient en fonction du temps la fréquence critique de fusion pour diverses localisations rétiniennes et une brillance de la source (d’un diamètre angulaire de 10) variant entre 23 bougies/m? et 0,001 bougies/m? approximativement. Ils trouvèrent que :

1) en vision fovéale la fréquence critique de fusion diminue durant l'adaptation à l’obscurité, le minimum étant atteint au bout de 10 à 30 minutes ;

2) en vision périphérique la fréquence critique de fusion diminue si la brillance de la source est de 23 bougies/m?, augmente si elle est de 0,001 bougies/m?, diminue d’abord puis augmente pour les brillances intermédiaires (0,86 bougies/m? et 0,068 bougies/m?) ;

3) en lumière rouge la fréquence critique de fusion diminue durant l’ adaptation à l'obscurité quelle que soit la localisation rétinienne.

Dans une deuxième série d’expériences, l'observateur étant préalablement adapté durant 5 minutes à l’obscurité, Lythgoe et Tansley éclairaient la pièce (brillance des murs égale à 25 bougies/m? environ) et mesuraient en fonction du temps la fréquence critique de fusion pour diverses localisation rétiniennes et une brillance de la source approximativement égale à 23 bougies/m?. Is trouvèrent que la fréquence critique de fusion augmente durant l’adaptation à la lumière quelle que soit la localisation rétinienne, le maximum étant atteint au bout de 9 à 10 minutes.

Attribuant aux cônes la vision fovéale, la vision périphérique sous fortes brillances, et la vision en lumière rouge, et aux bâtonnets la vision périphérique sous brillance très faible, Lythgoe et Tansley déduisirent de ces expériences que la sensibilité des cônes au papillotement diminue dans l’obscurité, tandis que celle des bâtonnets augmente.

Leur comparaison avec les nôtres. — Nous avons étudié non pas la fréquence critique de fusion, maÿs la discrimination des brillances par papillotement rapide. On a vu néanmoins plus haut que les deux problèmes sont assez analogues (la différence est que dans les mesures de Lythgoe et Tansley la brillance de la source est alternativement zéro et B, tandis que dans les nôtres elle est alternativement B et B + AB). Nos résultats expérimentaux doivent donc confirmer ceux de Lythgoe et Tansley.

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