‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 31 sur 31 · G. — INFLUENCE DU DIAMÈTRE APPARENT DE LA SOURCE LUMINEUSE · texte numérisé non relu

G. — INFLUENCE DU DIAMÈTRE APPARENT DE LA SOURCE LUMINEUSE

Nous avons vu (fig. 15) que lorsque le diamètre de la source lumineuse augmente, la fraction AB/B diminue (1) pour une même fréquence (c’est d’ailleurs là la raison pour laquelle les valeurs que nous avons trouvées pour AB/B à l’aide d’une source ponctuelle sont notablement plus grandes que les valeurs classiques fournies par les divers auteurs (2)). Ceci pourrait s'expliquer, d’après les équations (25) et (40), par une diminution des « constantes » €, ©», ci, ©, lorsque les dimensions de la

() Voir aussi, à ce sujet, les résultats de Lasareff (début du chapitre IT). () Intervient aussi le fait que la majorité de nos résultats expérimentaux a été établie pour une fréquence de papillotement déjà égale à 8.

source augmentent (de même que ces « constantes » augmentent probablement lorsqu'on s’éloigne de la macula).

Nous avons vu aussi qu’au fur et à mesure que à croissait, les « fréquences de transition »'

augmentaient.

Ceci s’expliquerait en admettant que lorsque le diamètre de la source augmente les constantes c! et c, diminuent plus vite que les constantes c, et cz.

Quoi qu’il en soit, l’étude de la fréquence de papillotement n’est possible qu’en utilisant une source de diamètre angulaire inférieur à 2’, car pour des sources lumineuses plus étendues la fréquence n'intervient que pour des valeurs supérieures à 10, et par conséquent approchant la fréquence critique de fusion.

On sera à juste titre tenté de dire qu’on peut arriver à tout expliquer d’une part en multipliant le nombre des constantes, et d’autre part en les faisant varier par surcroît.

I] serait intéressant de connaître les considérations quantiques qui ont amené Byram à son critérium de discrimination des brillances. Si elles sont bien fondées et si un autre auteur n’introduit pas un jour, pour expliquer ses résultats expérimentaux, trois constantes au lieu de deux, nous pensons que la première critique ne pourra subsister. |

Quant à la seconde, elle proviendrait en partie du fait que nous utilisons à tort la dénomination de « constantes », pour des coefficients intimement liés au nombre et. à la qualité des récepteurs impressionnés, ainsi qu’à la courbe de visibilité de l'œil, Les exemples ne manquent pas en Physique de telles « constantes », variables avec.une foule de facteurs.

| Ceci étant dit pour la défense de la théorie de S. Hecht, il est évident qu'il ne faut pas vouloir expliquer tous les phénomènes de la vision par une théorie photochimique plus ou moins modifiée ou compliquée. A titre d'exemple, nous citerons un phénomène que nous avons rencontré au cours de notre étude de l'influence de la fréquence de papillotement, et que nous n’avons’d’ailleurs pas mentionné jusqu'ici : pour une fréquence inférieure à 2 (non représentée sur les figures 13 et

14) la fraction ar augmente à nouveau, probablement par suite d’une interven-

tion de la mémoire et de la nécessité d’un effort d'attention plus intense. Il nous parait indubitable que la rétine est le siège d’une réaction photochimique réversible, mais il est non moins indubitable que la vision comporte toute une suite de «relais » dont la réaction photochimique ne constitue qu’un seul. L'importance relative de ces « relais » est variable suivant le phénomène étudié et suivant les circonstances, et ce n’est que dans certains cas particuliers que la cinétique chimique suffira pour expliquer les résultats expérimentaux. Nous pensons que c’est le cas dans l’étude que nous avons exposée.

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