‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 30 sur 31 · LOIR · texte numérisé non relu

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sence de la substance photosensible. Ceux-ci diffuseraient d'autant plus de la fovéa vers la périphérie (ce qui a pour effet de diminuer x dans la fovéa) que la différence des concentrations en produits de dégénérescence sera plus grande.entre ces deux parties de la rétine, c’est-à-dire d’autant plus que la périphérie sera . obscure. Si au contraire la périphérie est éclairée, les produits de dégénérescence de la substance photosensible de la fovéa diffuseraient moins, et tout se passerait comme si x diminuait moins, ou, Ce qui revient au même, augmentait, dans la fovéa.

Une telle hypothèse expliquerait pourquoi le rôle des cônes de la périphérie est primordial dans l'effet d'influence de celle-ci sur la fovéa (vu à propos des figures 21. et 22) : les produits de dégénérescence diffusant de la fovéa vers la périphérie étant ceux de la substance photosensible des cônes, c’est leur concentration dans la périphérie de la rétine qui intervient, et non celle des produits de dégénérescence de la ubstance photosensible des bâtonnets. È

Les délais d'apparition du phénomène (de l’ordre de 10 minutes selon nous, d’après les figures 21 et 22) s’accorderaient avec l'hypothèse de diffusion : après extinction de la lumière, il faut quelques minutes pour que la substance photosensibl2 des cônes se reforme à la périphérie de la rétine, puis quelques minutes encore vraisemblablement pour que les produits de dégénérescence de la fovéa aient diffusé vers la périphérie.

Signalons toutefois que l'hypothèse de diffusion, entraînant une «augmentation » de æ après adaptation à la lumière, devrait, d’après l’équation (24), entraîner une augmentation de la sensibilité différentielle après adaptation à la lumière, même à fréquence faible. Nous avons vu, dans l’exposé de nos résultats expérimentaux, que c’est le cas pour une source ponctuelle en lumière rouge et, en lumière blanche, pour une source de diamètre angulaire supérieur à 230". Il n’en est rien toutefois pour une source ponctuelle en lumière blanche. La théorie de diffusion est donc incapable de rendre compte de tous les faits expérimentaux, et d’autres phénomènes interviennent certainement, tels qu'une variation des diverses constantes e et c’ en fonction du diamètre de la source et de la couleur de la lumière.

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