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Sur La Disposition Des Feuilles Dans La Famille Des Rubiagées

Rubiacées indigènes (dites Stellcitœ ou Etoilées) comme étant le résultat du développement normal de stipules foliacées situées entre des feuilles opposées, et présentant la même forme et la même dimension que ces feuilles. Ils ont été conduits à cette explication de la disposition exceptionnelle des feuilles dans cette tribu de la famille si naturelle des Rubiacées, par la comparaison et par l’analogie de la structure et de la disposition des feuilles chez les autres tribus de cette nombreuse famille, où les feuilles sont, comme on le sait, généralement opposées et munies de stipules.

Kn effet, les plantes de la tribu des Rubiacées-étoilées présentant, au premier abord, un organe important de moins que les plantes des autres tribus : les stipules, et présentant un organe important de plus : les feuilles surnuméraires; d’autre part, ces feuilles surnuméraires étant privées de bourgeon à leur aisselle, tandis que les feuilles essentielles, alternativement opposées, se distinguent, dans le vertieille, parla présence de leur bourgeon, on avait dû être porté à voir dans les feuilles surnuméraires, qui complètent le vertieille, les organes manquant en apparence, c’est-à-dire les stipules.

Un fait intéressant quej’ai observé en comparant entre elles nos Rubiacées indigènes, afin de m’éclairer sur les lois qui président à la transformation des stipules en feuilles, pourra peut-être faire passer à l’état de certitude la probabilité de cette transformation.

J’ai trouvé chez le Galium liuifolium, Larn., plante des Alpes françaises, de véritables stipules séliformes et aciculées, absolument semblables à celles qui existent chez un grand nombre de Rubiacées à feuilles opposées; ces stipules occupent la place qu’occuperait l’une des feuilles du verticille. Tantôt l’une, tantôt l’autre, quelquefois une seule, quelquefois plusieurs des feuilles revêtent cette apparence stipulaire ; aucune régularité de disposition ne préside à cette importante modification.

On ne saurait méconnaître, dans ces stipules tendant ainsi à remplacer toutes les feuilles surnuméraires des verticilles supérieurs, les feuilles surnuméraires elles-mêmes, excessivement réduites dans leur volume par suite de l’appauvrissement ou de l’épuisement qui a lieu dans les ramifications terminales de la plante. Or, la consistance et la forme des stipules dans la famille des Rubiacées étant le plus généralement la consistance membraneuse et la forme subulée, on doit en conclure que, dans la section des Stel/afæ, une sorte d ’hypertrophie normale rend les stipules amples

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