MASSON ET C'*, EDITEURS LIBRAIRES DE L’ACADEMIE DE MEDECINE
420, Boulevard Saint-Germain (6°)
Extrait des Annales de l'Institut fastew.
(Mars 1917. — Tome XXXI, p. 4107.)
Jubilé E. METCHNIKOFF.
SUR LA DIVISION NUCLEAIRE DES LEVURES par A. GUILLIERMOND.
(Avec la planche IV.)
La structure intime des levures a été pendant longtemps trés obscure : la petitesse des cellules, l’abondance de grains de sécrélion de natures variées, fixant les colorants nucléaires, compliquaient la question et rendaient difficile la différenciation du noyau; aussi s’explique-t-on que beaucoup d’auteurs aient pu admettre que les levures possédaient une structure spéciale, différente de celle des autres Champignons et caractérisée par l’existence d’un noyau rudimentaire, mal délimité du cytoplasme ou méme d'un noyau diffus. Nos recherches dil y a une dizaine d’années (1) ont définitivement résolu la question en mettant en évidence, d'une maniére incontestable, un noyau typique analogue 4 celui des autres Champignons et en différenciant cet organe des grains de sécrétion de la cellule.
Cependant une question est restée jusqu’ici mal connue : c’est celle de la division nucléaire. Nous avons montré dans nos recherches que cette division s accomplit toujours, pendant le bourgeonnement, par une amitose (2) caractérisée par un allongement du noyau qui prend l’aspect d'un haltere, dont
(1) Recherches cytologiques sur les Levures. Thése de doctorat és sciences de Paris, 1901, eb Revue générale de Botanique, 1902.
(2) Toutefois nous avons décrit dans la germination des ascospores de Willia Saturnus des stades de divisions nucléaires qui paraissaient se rapporter & des mitoses, mais ces figures n’étaient pas absolument démonstratives (Recherches cytologiques sur la germination des spores et sur la conjugaison des levures, Revue générale de Botanique, 1905),