SCÈNE VII OLIVIER, seuL 11 est debout près de la table
Soir d'automne point ne pardonne... Ainsi, c'est cela... c'est très simple.. . Un pas, un geste... une heure d'attente... et la rechute... Oui, c'est bien... (£/h5«7ewce.) Maintenant... qu'est-ce que j'éprouve?... Suis-je sûr d'avoir raison ?... J'en suis sûr I... Devant Dieu et tous ses archanges je répéterais : J'en suis sûr!... Pour le reste, je me confie. . . je n'ai plus peur... je m'abandonne... comme autrefois, comme un enfant... Je crois... que je suis presque heureux... D'où me vient cette grâce suprême ?... {^11 aperçoit le dessin du Vinci,) Ah !... pardonne moi, Fils de l'Homme l... G est à ton agonie, peutêtre, que je dois ce calme profond... (// prend un portrait sur la table, et le regarde longuement,) Jacqueline... adieu... [Un court silence.) Adieu... le dernier mot de l'homme... Je rentre en Lui... et il demeure... [Il effleure l'image des lèvres,) Adieu I... • Adieu... {Il pose le portrait, éteint la lampe, et va d'un pas ferme à la fenêtre de gauche quil ouvre.) Les étoiles... comme elles brûlent'... Voici Orion, la Grande Ourse... Dire que ce sont aussi des mondes... où l'on aime, où l'on souffre, où l'on croit 1 . . . des mondes en route vers d'autres mondes ! . . . Partout la Vie, la Vie, la Vie... sous son voile d'ombre éternelle... La Mort peut-être le soulève ?... Oh I si j'allais bientôt... savoir !... [La porte de droite s'entr'ouvrc. Il se dissimule vivement, adossé à la boiserie.)