Sur La Formation D'Amidon Pendant La Germination Des Sclérotes Des Champignons
formalion du calvce phyllodé des fleurs dont il s’agit ici, et la disposition des nervures dans le calycc des fleurs de la Primevère des jardins, tel qu’il se présente habituellement, me semble montrer que la formation de ce dernier peut s’expliquer de la même manière. Sans doule cette interprétation ne concorde pas avec les théories émises dans res dernières années, et selon lesquelles ce qu’on a toujours appelé tube calycinal serait dû en totalité ou au moins en grande partie à une « expansion périphé- » rique et tubuleuse de l’axe floral ou réceptacle » (I); mais ces théories ne sont nullement en harmonie avec l’état des choses dans le calyce phyllodé de la Primevère dont il s’agit ici, et me semblent même contredites de la manière la plus nette par toute l’organisation de ce calyce.
M. Belzung fait à la Société la communication suivante
DES CHAMPIGNONS, par .11. lîrneat liDLZUlG.
On sait, par les recherches de M. Van Tieghem (2), que l’albumen du Ricin a la propriété de germer lorsqu’il est séparé de l’embryon de la graine, et qu’il ne tarde pas à produire de l'amidon en quantité assez considérable.
En étudiant le mode de développement de l’amidon ainsi formé, j'ai été amené à penser que la même substance pouvait prendre naissance lors de la germination des sclérotes, à cause de la ressemblance que l'on observe, à divers égards, entre la structure d’un albumen et celle d’un selérote. L’un et l’autre, par exemple, représentent un tissu de réserve, parenchymateux, sans chlorophylle ; le contenu cellulaire, dans les deux cas, peut être le même, abstraction faite du noyau qui, je crois, n’a pas encore été signalé dans les sclérotes.
Au point de vue du contenu figuré des cellules, on peut comparer l'albumen du Ricin (Ricinus commuais) ou du Pin Pignon (Pinus Pinea ) au selérote du Claviceps purpurea, c’est-à-dire à l’Ergot de Seigle. Dans les deux tissus, la réserve se compose essentiellement de matières albuminoïdes et de matières grasses.
Le selérote du Coprin (Coprinus stercorarius), qui se prête aussi facilement que le précédent à l’étude de la germination, renferme dans les cellules de son pseudo-parenchyme une réserve figurée albuminoïde; il ne trouve pas complètement son analogue, comme l’Ergot de Seigle,
(1) D. Clos, Contributions à la morphologie du calyce, 1884.
(4) Van Tiegheiu, Germination de l’albumen (Annales des sciences naturelles, 18-1>).