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Sur la formation de l'amidon dans les organes souterrains de quelques espèces herbacées

Depuis Schimper il est généralement admis que les grains d’amidon, dans les organes incolores des végétaux, proviennent de l’évolution de certains organites, ovoïdes ou fusiformes, de nature albuminoïde, qui préexistent en plus ou moins grand nombre dans le cytoplasme des méristèmes, où ils se multiplient indéfiniment par division. Ce sont les leucoplastes ou plastides de nombreux auteurs, les amyloleucites de M. Van

Tieghem.

Le dernier mot sur les phénomènes de l’amylogenèse n’avait pourtant pas été dit.

L’emploi des procédés assez compliqués d’une technique perfectionnée a permis en effet, assez récemment, de pousser plus avant les recherches et a fait reconnaître qu’en réalité les organites en question, leucoplastes ou amyloleucites, proviennent eux-mèmes de corpuscules d’une extrême petitesse et d’une observation difficile, lesquels n’avaient été antérieurement observés que dans les jeunes cellules des tissus animaux et qu’on désignait dès lors sous les noms de mitochondries, chondriomites ou chondriocontes, selon qu’ils se présentaient sous forme de grains isolés, de grains réunis en chapelet, ou de petits filaments plus ou moins flexueux.

De là une vue d’ensemble éminemment suggestive sur 1 unité

de la matière animée.

Mon intention n’est en aucune façon de reprendre 1 étude du chondriome végétal. Les procédés indiqués ne sont pas à ma portée, et je suis d’ailleurs heureux de m’associer pleinement sur ce point aux lumineuses conclusions de M. Guillermond *.

1. Guillermond (A.), Recherches cytologiques sur le mode de formation de l'amidon et sur les plastes des végétaux ( leuco-chloro- et chvomoplastes ), contribution à l'étude des mitochondries chez les végétaux (Archives d’Anatomie microscopique, tome XIV, fascicule 111).

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