‹ Sur la formation de l'amidon dans les organes souterrains de quelques espèces herbacéesChapitre 2 sur 4 · SÉANCE DU 26 JUIN · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 26 JUIN

Mon ambition est plus modeste.

Je voudrais simplement, appliquant les procédés ordinaires de coloration à l’étude des leucoplastes de Schimper, au moment précis où ils commencent à présenter, sur un point quelconque de leur petite masse, la réaction bien connue de la substance amylacée, je voudrais, dis-je, les suivre dans les phases ultérieures de leur évolution, lesquelles se présentent à nous sous des formes plus variées qu’on ne le croit, semble-t-il, communément.

Après quoi je me propose de résumer quelques remarques personnelles sur certains phénomènes, non encore observés jusqu’ici, à ma connaissance, qui accompagnent et suivent immédiatement l’apparition de l’amidon dans les organes souterrains d’un certain nombre de végétaux appartenant tous à la classe des Monocotylédones.

Et d’abord, me plaçant au point de vue de la première partie de cette étude (évolution ultérieure des leucoplastes de Schimper), je reprends au point précis indiqué plus haut l’étude du tubercule de la Pomme de terre, où l’amylogenèse a fait, comme on sait, l’objet d’assez nombreuses observations.

Après en avoir analysé les débuts (évolution du chondriome) dans de très jeunes tubercules, arrivé à la période de différenciation des plastes, alors disposés le plus souvent dans le voisinage du noyau, et correspondant dès lors aux leucoplastes de Schimper, M. Guillermond poursuit en ces termes 1 : « La partie incolore (non colorée par les réactifs spéciaux) qui occupe leur intérieur représente un grain d’amidon. Le grain ainsi formé grossit peu à peu aux dépens du leucoplaste et ne tarde pas <i faire saillie au dehors de ce dernier qui se réduit bientôt à une petite calotte coiffant le grain sur un de ses côtes- Le grain présente alors son aspect caractéristique avec structure excentrique et hile situé sur le côté du grain opposé au leucoplaste. La petite calotte du leucoplaste s’amincit de jdus en plus puis, à la maturité du grain, elle disparaît ou devient tellement mince qu’il est très difficile de la distinguer. »

En pareil cas on pourrait, ce me semble, qualifier l’évolution amylacée du plastide d ’excentrique ou centro-excentrique.

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