‹ Sur la fréquence de l'évolution maligne des kystes de l'ovaireChapitre 3 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Malgré de nombreux travaux, la question de la malignité des kystes de l'ovaire est loin d’être résolue.

Les opinions opposées ont successivement prévalu. Et si d’une part les histologistes font rentrer les kystes de l’ovaire dans la classe des épithéliomas, ce qui semble prouver leur caractère malin, d’autre part les cliniciens leur accordent une très grande bénignité.

Dans cette discussion, le dernier mot doit évidemment rester aux cliniciens, mais les résultats vrais étant difficiles à préciser, il leur faudra de longues années d'expérience avant de pouvoir trancher définitivement la question. Aussi nous a-t-il paru bon de la

reprendre encore, sous son vrai Jour.

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Nous n'avons pas cherché à réunir un grand nombre d'observations de kystes de l'ovaire dégénérés, 1l n’en manque pas. Poupinel en 1886 et Hadjès en 1887, dans leurs thèses inaugurales, en ont réuni un nombre respectable, et depuis il s’en est publié bien d’autres.

Il est bien entendu que les kystes de l’ovaire sont susceptibles d'évoluer comme des tumeurs malignes, mais ce qui est intéressant à connaître, c’est la fréquence de cette évolution. Lorsqu'elle sera bien connue, il sera possible alors de se prononcer sur le caractère de ces tumeurs.

Nous avons examiné diverses statistiques, qui malheureusement, comme toutes les statistiques, sont loin de la vérité, car sans compter les malades qui sont mortes des suites directes de l'intervention, combien sont complètement perdues de vue après leur quérison opératoire ?

Mais parmi toutes ces statistiques, 1l s’en trouve une, remarquablement éloquente et instructive, c’est celle qui nous a inspiré ce travail et nous a été si obligeamment fournie par notre cher maître, le docteur Cerné, professeur de clinique chirurgicale à l’Hôtel-Dieu de rouen. Qu'il nous soit.ici permis de le remercier pour ioute la grande bienveillance qu’il nous a toujours témoignée.

Et que tous nos maîtres et professeurs de l’école et des hôpitaux de Rouen sachent l'excellent souvenir que nous emporlons de leurs très instructives leçons.

Nous devons remercier tout spécialement notre émi-

te

nent directeur, M. Brunon, dont la sollicitude ne nous a jamais fait défunt.

Nous avons eu le double plaisir d’être l’externe et l’interne de M. Magniaux à la Maternité de Rouen et nous ne pourrons oublier l’agréable année que nous avons passée comme interne de M. Chaboux.

Nous adressons lPhommage de notre vive et profonde reconnaissance à MM. Olivier, Fr. Hue, Bataille, Martin, Nicolle et Halipré, pour leurs enseignements qui nous furent si précieux, ainsi qu’à MM. Garçgam, Lereffait et Cauchois dont nous sommes très heureux d’àavoir été l’externe.

Nous sommes profondément touché de l'honneur que nous a fait M. le professeur Tillaux en acceptant la

présidence de cette thèse.

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