PORTA ES
Aucun des noms que nous venons de citer ne nous a entièrement satisfaits. Les uns sont beaucoup trop longs, d’autres ne mentionnent qu'un aspect passager ou rare, d’autres enfin se bornent à l’anatomie pathologique.
Il ne nous a pas semblé nécessaire qu'un nom résumât symptômes, anatomie pathologique, étiologie et pathogénie, d'autant plus que ces deux derniers chapitres sont encore l'objet de bien des discussions etqu’actuellement on peut seulement aflirmer qu'il s’agit d’une kératite épithéliale dont les manifestations subjectives sont des douleurs aiguës intermittentes. (Celles-ci étant particulièrement typiques il nous a semblé nécessaire que le nom les LUS et si nous n'avions voulu éviter d'augmenter une liste déjà trop longue, nous aurions choisi : « kératalgie intermittente ». À son défaut nous avons adopté kératalgie traumatique très souvent usité en France malgré l’imperfection du terme « traumatique ».
La diversité des appellations traduit non seulement des divergences de vues concernant la pathogénie, mais le polymorphisme des lésions macroscopiques quand il s’en trouve ; cependant l'examen au microscope (des coupes, ou de l'œil vivant) comme certaines particularités des crises doulou-
reuses, rendent indubitable l’unité de la maladie.